Eurip. ap. Stob., FloriL, XXII
lance et d'impiélé ^. Mais le blasphème n'est pas cliâlié moins sévèrement lorsqu'il n'est impula-
'ble qu'à l'étourderie. Ainsi les filles de Prœtus avaient été frappées de délire, disait-on, pour avoir dit, à la vue d'un temple de Junon, que
*la maison de leur père était plus somptueuse ^. En un mot, toutes les paroles qui s'écartaient à regard des dieux de celte réserve de langage où l'on voyait un devoir essentiel de piété ^, tout autant que de décence ^, et qui revenait, en bon nombre de cas, au silence même, si fidèlement observé par Hérodote au sujet de certains mys-
' lères de la religion égyptienne^, tout ce qui allait contre celte vertu religieuse si fort honorée chez les Grecs ^ élail considéré comme appelant sur la léte du coupable la néinésis divine. Cette surveillance jalouse s'étendait même aux pensées :« Les dieux fiappent, » dit Sophocle, « qui- « conque, né homme, ne pense pas en homme 7.» De telles vengeances, qui sont en même temps de justes punilions, peuvent être rapportées à l'équilé aussi bien qu'à la jalousie : et dès lors il semble que, du moins en certains cas, ce der- >