‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 60 sur 180 · Plat., Legg., 7i7 D · texte numérisé non relu

Plat., Legg., 7i7 D

4. Schol. Plat., Phsedr., 248 C. Ce scoliasle explique le nom d'Amalthée par une étymologie qui en fait à peu près un synonyme de celui d'Adrastée. Une Idé, à laquelle Apollodore, le scoliaste de Platon et Eustathe donnent divers rôles dans la légende de l'éducation de Jupiter, paraît, d'après son nom, représenter la Science.

lOr. L'IDÉE DE NÉMÉSIS

natuiel avec Jupiter, dont elle est, ici la fille % ailleurs l'amante, ailleurs enfin la gouvernante ou la nourrice ^.

Le rôle attribué à Némésis<Adrastée témoigne, non moins que ces fables généalogiques, de l'association des trois idées qui viennent d'être énuniérées. Cherche-t-on la personnification de celte baine divine qui frappe, sans acception de mérite, tout ce qui s'élève trop haut : cette Némésis paraît avoir été déjà celle de Pindare ; c'est elle encore qu'on retrouve, par exemple, dans une épigramme de V Anthologie ^ où un sombre tableau des misères humaines est complété par ce dernier trait : « Et si quelqu'un vient ce à goûter un peu de joie, il voit accourir la te déesse des vicissitudes, Némésis^. )3 On ne parlait pas d'un revers de fortune sans prononcer le nom d'Âdrastée-lXémésis^. Voilà bien cette jalousie dont les dieux poursuivent le mortel trop heureux, quand même aucun excès coupable ne le désigne à leur colère; voilà l'injuste Némésis, moins voisine des Furies que des Parques, de Dicé que de Tliémis, la Némésis incompréhensible, qui répare plutôt qu'elle ne punit, et satisfait, en frappant ses giands coups.

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