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moins à l'éternelle justice qu'à l'ordre immuable du monde.
Mais, à côté de la jalousie, la némésis se retrouve aussi, avec sa vertu propre, chez la divinité qui lui doit son nom. Comme l'excès, principe du désordre, devient principe de faute en passant dans le monde moral, Némésis, sur ce nouveau théâtre, se comporte en ministre de la justice céleste. Orgueil, impiété, refus d'écouler • les prières des suppliants ', insultes aux malheureux *, irrévérence des enfants à l'égard de leurs parents^, des hommes à l'égard des dieux '\ autant de crimes qui appellent la colère de la déesse ennemie de l'excès. Avant tout, elle protège les morts, et venge leurs injures ^ : et de là le nom de némésées ou némésies^ donné à des fêtes où la mémoire des morts était honorée**.