Callimach., Hymn. Cer., v
5. Soph., EL, vv. 792 et 1467 ; Aïithol. Gr., édit, de Bosch, III, vi, epig. 9.
6. Deraosth. adv. Spud., pag. 1031 ; Lex. rliet. in Anecd. Bekker, toin. I, pag. 282 : « 'EttsI ■n Né[i.£(ji; sm twv âTro6avôvTwv té- Tay.xai.» Photius, Suldas, Harpocrat., voce. NcfjLSîjîa et N£[X£er£ia. — Voir aussi l'inscription d'Hérode Atticus (dans Meursius, tom. VII, pag. 882), où Némésis est appelée VUpis de Rhamnunfe. Upis, selon Callimaque, est le nom d'une nymphe, transporté plus tard à Diane (Callimach., Hijmn. Dian., v. 204). Mais ici ce mot paraît désigner plutôt, avec une légère modification de forme, la personnification de l'ôiitç homérique, c'est-à-dire de la Proyidence vengeresse. L'ôut: joue tout à t'ait le même rôle que la némésis des dieux dans plusieurs passages d'Homère : V. Od., XIV, v:88 (cf. V. 82), -v'V. 283, 284 ; XX, V. 215 ; cf. Welclter, der epîsche Cydus, tom. Il, pag. 131, not. 59. — Dans ces attributions de
108 L'IUÉE DE NÉMÉSIS
Elle punit Jes souhaits trop ambitieux en les rendant sléiiles ^ : elle rit de l'homme présomptueux qui condamne sévèrement chez autrui les fautes où il doit tomber lui-même ^. Craint-on d'avoir laissé échapper quelque parole téméraire ou imputable à la vanité ^; hasarde-t-on même une opinion Gonlraire aux idées reçues, une saillie^ un paradoxe, qui peut étonner ou déplaire ^ ; ou moins encore, une exagération de langage, une expression crue ou choquante ^ ; en un mot, veut-on s'affranchir pour un moment dans ses propos de la mesure prescrite ; on demande grâce à Némésis pour sa hardiesse ou son étourderie. Non, sans doute, qu'il faille prendre partout au sérieux des formules que l'abus finit par lendre banales ; mais l'idée de la vraie Némésis se démêle encore au fond de ce culte purement verbal. De même, si, dans la décadence des croyances et du goiit, le bel esprit s'amuse à faire descendre la sévère Némésis à la vengeance de l'amour dédaigné ou payé d'ingratitude^, à la
Libitine prêtées à Némésis, M. Walz voit une nouvelle preuve de l'identité de Némésis et d'Aphrodite. Selon lui, la petite statue que Vénus Libitine {im-z\)[i.Sla.) avait à Delphes n'était autre que la petite statue d'Adrastée dont parle Pausanias {De Nemesi Grœcoi'um,Y)Sig. 22).