Lucian., Dialog. meret., VI
(>. Ovid., 31etam., III, 405-406; ib., XIV, 694; Lucian., Dialog. meret., Xll, 2 ; Anihol. Gr., éd. de Bosch, iv, xii,epig. 109,
punition de la beaulé trop fière ^, ce badinage profane, bien que Pausanias déjà paraisse le prendre au sérieux, ne méritait guère, ce semble, d'occuper l'érudition moderne^. Néanmoins, jusque sous ce travestissement frivole, on reconnaît encore la némésis divine, en lutte avec une forme de l'orgueil humain, son irréconciliable ennemi ^.
Enfin, à la double fonction dont elle est investie, Némésis-Adrastée joint un pouvoir irrésistible pour l'exercer. La jalousie divine, une fois élevée au rang des dieux, devient comme une autre Nécessité, une fatalité réparatrice et vengeresse, dont l'action, immédiate ou différée, est toujours inévitable. Ici c'est une sorte de Furie qui suit le coupable à la trace et l'atteint prompteraent^. Ailleurs on la voit, avec le calme ' inflexible de la justicej prendre note ^ des offenses qu'elle se léserve de punir un jour. Mais' partout, c'est l'inexorable ministre de l'infaillible revanche des dieux, c'est la déesse jalouse qui
( . Anthol. Gr., I, lxxii, epp. 4 et 5.
2. Vid. Walz, De Nemesi Grsscoriim, pag. 23; Pausan., I, 33, 7.
3. Le rôle de Némésis, en ce qui concerne la punition de l'orgueil, est défini avec une précision parfaite dans les Adages d'Érasme, à l'article A(!,rasUa Nemesis (V. Eurip., Phœnic, v. 183 ; Suid., voce. Néu-ïoi; et 'ASpaCTTc'.a NéfXEaiç ; Pausan., I, 33, 2 : àvOpwuo'.ç ûoptcTTaTç àuapa{T-/-|To; ).