V. Walz, De Nemesi Grxcorum, pag
DANS LA MYTHOLOGIE ET DANS L'ART. ii9
systématiques des sectes et des écoles, secondées par l'oubli graduel de la tradition nationale, finirent par faire tomber au rang des lieux communs philosophiques le dogme étrange que nous avons fait connaître. L'histoire de cette décadence trouvera place dans la dernière partie de cet essai. Mais, avant de quitter l'âge classique, nous ne pouvons nous dispenser de montrer à l'œuvre, pour ainsi dire, et dans le jeu libre de leur développement, ces mêmes idées que, jusqu'ici, nous avons dû isoler, pour les mieux décrire, de tout ce qui en fait l'intérêt. L'importance historique d'une croyance est proportionnée à sa propagation et à son influence : celle qui nous occupe a régné sur les esprits au plus beau siècle de la Grèce ; elle s'est révélée dans des monuments qui n'ont pas eu d'égaux dans toute l'antiquité; elle en a inspiré quelques-uns: enfin elle a imprimé une direction particulière à la conduite humaine; elle a contribué à l'éducation des âmes, fourni à la morale, sinon de nouveaux préceptes, du moins de nouveaux motifs, et pénétré, au point de se confondre avec elle, une sagesse originale à laquelle le nom de la Grèce devrait demeurer attaché. Tel sera le sujet des deux chapitres suivants.