‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 8 sur 180 · Od., I, 33.— 3. Od., XX · texte numérisé non relu

Od., I, 33.— 3. Od., XX

iS LA NATURE DIVINE

perdre '■. Aie, cette personnification de l'esprit d'imprudence et d'erreur, est sa fille, et c'est lui qui la précipite du ciel sur la terre ^.

Quelque titre que le poète lui donne, le Jupiter de X Iliade n'est que le père d'Hercule et de Sarpédon : ce n'est pas le père des hommes. Sans doute, la justice lui demande des châtiments, et le destin, des rigueurs : mais lui est-il

^défendu d'avoir pitié de ceux qu'il frappe?) Si les passions savent l'émouvoir, en dépit de sa majesté; s'il daigne sourire à Vénus, s'il peut s'irriter contre Neptune, tant de scènes de carnage le trouveront-elles insensible? Son regard, qui pénètre partout, découvi^e nos folies en même temps qu'il voit nos malheurs : double

■ raison de nous plaindre. Mais il n'a de compas-

^ sion que pour ses enfants et ses favoris : sa main, qui ne tressaille ni ne tremble, vide indifféremment sur nos têtes la tonne des biens et celle des maux. Quand, parce qu'il l'a voulu, pour satisfaire une rancune d'Achille ^, les Grecs tombent en foule sous les coups des Troyens,

/assis à l'écart, il regarde d'un œil sec, « et l'éclat

1. II., II, 6, 111-118; XII, 254 ; XV, ;-)94, 724 ; XIX, 87, 137 ; XXII, 60.

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