Id., m, 25. — 4. m, 29, 5. Id., in, 33. — 6. III
restent les mêmes. C'est toujours la même ti agédie, jouée seulement dans des lieux, dans des temps et par des acteurs différents. La némésis d'Hérodote parcouit la terre entière, comme ces dieux dont parlent Homère et Hésiode. Si l'historien nous transporte à Samos, c'est pour nous montrer bientôt Polycrate frappé à son tour par la jalousie divine, qu'il a vainement essayé de désarmer en suivant le conseil d'Amasis.
a Amasis, « ajoute Hérodote, a comprit qu'il <c était impossible à un hom'me de dérober un « autre homnje aux coups qui devaient le frap- « per, et qu'une fin misérable attendait Poly- « crate, heureux en toutes choses, au point de « retrouver ce qu'il avait jeté là. Il lui envoya « donc un héraut à Samos pour rompre com- « merce avec lui, voulant, s'il arrivait à Poly- « cr-ate quelque grande et terrible infortune, ce n'avoir pas à déplorer dans son âme le iiial- » heur d'un ami ^ » Eu effet, ni les avis des oracles, ni les prières de ceux qui l'entour-ent, ne peuvent sauver dès lors Polycr'ale, qu'un fatal égarement rend sour'd à tous les conseils. Il s'obsline à courir au-devant de la mort que lui prépare la perfidie d'Or-œtès, et par cette fin lamentable, ainsi qu'Hérodote a soin de le remarquer = , se trouve vérifiée la prédiction d'Amasis.