‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 90 sur 180 · in, 40,44.— 2. iri · texte numérisé non relu

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L'intérêt est pai-lagé désormais entre In Grèce el cette grande rnonaichie perse, liéritière de la puissance de tant de rois et de leur orgueil. Tout ce qui précède n'est que le prologue de la grande lulte qui va nieltre aux piises l'Asie avec l'Europe, la sagesse grecque avec la barbarie orientale. Mais ce piologue contient l'annonce du dénoûment. Il fait piévoir le triomphe réservé à la Grèce, ou plutôt aux volontés toutespuissantes dont elle est le faible instrument. Hérodote ne néglige aucun fait propre à mettre en relief l'outrecuidance insensée de ces rois de Perse dont il va raconter les terribles revers. Il nous montre Darius jetant un pont suv le Bosphore de Th race pour aller attaquer les Scythes^, érigeant sur les rives du même Bosphore et du fleuve Téarus des colonnes commémoratives couvertes d'inscriptions fastueuses^, élevant des monuments auxquels chaque soldat apportait sa pierre, afin que la postérité put faire après lui le dénombrement de sa prodigieuse armée^. Ce n'est plus ce sage Darius dont Eschyle, dans les Perses, opposait la sagesse à la folle témérité de son successeui-. Le vaincu de Marathon, tel que le représente Hérodote, n'a rien à reprocher au vaincu de Salami ne.

Mais comme c'est aux désasties essuyés par Xerxès que doit aboutir l'histoire d'Hérodote,

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