‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 91 sur 180 · IV, 83, 85. — 2. TV, 87,91.-3. TV · texte numérisé non relu

IV, 83, 85. — 2. TV, 87,91.-3. TV

c'est Xerxès qui devient, par excellence, dans son livre, la personnification du principe immoral en bulte à la némésis. C'est surtout dans le long récit de la punition encourue par l'orgueil de cet ambitieux, que s'étalent sous nos yeux tous les ressorts secrets dont dispose le courroux patient, mais implacable, des dieux. On peut observer qu'Hérodote place, en général, auprès de ceux de ses personnages que menace la némésis divine, un conseiller qui sert d'interprète à sa propie pensée. Ce qu'est Solon pour Crésus, Crésus pour Cyrus, Amasis pour Polycrate, l'oncle de Xerxès, Artaban, l'est pour son neveu. C'est Artaban qui ose menacer le Grand Roi de la jalousie divine, lui révéler l'existence d'un pouvoir surhumain toujours prêt à foudroyer tout ce qui s'élève trop ici-bas, à raccourcir tout ce qui dépasse le niveau commun ^. Xerxès, irrité de trouver un contradicteur, ne contient plus l'explosion de sa jactance : « Que je ne sois « plus fils de Darius, fils d'Hystaspe, fils d'Arsa- « raée, fils d'Ariaramne, fils de Téïspée, fils de a Cyrus, fils de Cambyse, fils de Téïspée, fils a d'àchémène, si je ne me venge des Athées niens^! » Un moment cependant, ramené à la raison, il renonce à ses projets de conquête. Mais la divinité, acharnée à le persécuter, l'abuse par des songes et par des présages. Ar-

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