VU!, 109 (ff. Bœttisor, opiiscul. ciî
Il raconte fort en détail la bataille de Platée : mais, après avoir passé en revue tant de beaux faits d'armes, il garde assez de sang-froid pour citer un trait de modération de Pausanias, qu'il a soin de relever par le conliasle de la férocité naturelle aux barbares ^ Il n'omet pas non plus de remarquer que le théâtre de l'affaire étailvoisin d'une enceinte consacrée à cette même déesse d'Eleusis, dont le sanctuaire avait été brûlé par les Perses; il fait la même observation au sujet du champ de bataille de Mycale: et il n'hésite pas à voir la marque d'une intervention divine dans la coïncidence qui avait fait arriver sur le rivage asiatique la nouvelle de la victoire de Platée, au moment où la flotte grecque débarquait pour attaquer les Perses '^.
Comme historien, Hérodote avait terminé sa lâche : mais quelque chose manquait encore à la confirmation de ses idées. Il croyait n'avoir pas assez éclairci la moralité des événements, n'avoir pas encore épuisé le récit des vengeances divines. Aussi la même pensée religieuse qui Ta si souvent distrait de son sujet l'emporte-t-elle au delà de la limite marquée par ces succès suprêmes et décisifs de la Grèce sui* les barbares ^. L'implacable némésis des dieux ne s'était pas arrêtée là : après avoir frappé Xerxès dans sa puissance, elle l'avait suivi jusque dans son pays,