‹ Némésis médicale illustrée (volume 2)Chapitre 33 sur 43 · MES ADIEUX- CONÇU SION · texte numérisé non relu

MES ADIEUX- CONÇU SION

Aussi ne craignez pas que ma musc lassée Ne pût (l'un autre élan concevoir la pensée; Ai-je affiché jamais des programmes menteurs, Et d'un texte banal fatigué mes lecteurs/ M'a-t-on vu quelquefois caresser de parole Cette tour de Babel transformée rn École , Ou craindre d'appliquer sur leurs indoctes bancs Aux bâtards d'Acadème un surnom de forbans.' Ah! quand un souvenir de tragique mémoire A ma plume ignorée eut surpris, pour l'histoire . Un de ces grands tableaux que la mort colora , Désastre que l'on nomme ou peste ou Choiera . De Mahon à Paris et de Paris à Blaye Clouant ponrm'égayer Orfila sur la claie, J'ai de mon vers posé comme un dernier recoins Repoussé la faveur et vanté le Concours ,• Des perroquets jugeurs sur leurs enraies chaises Broyant les Examens j'ai disséqué les thèses, Et narguant la Patente en dépit des Dupin, Au fisc spoliateur disputé notre pain.

J'ai, malgré les regrets qui tordaient mes entrailles,

Du moderne Paré suivi les funérailles ;

Et du flanc (Yllahnemann par mes vers flagellé

Un long cri de douleur s'est bientôt exhalé ;

A l'orgueil qui méprise, au dédain qui moleste,

J'ai soustrait de nos bourgs le médecin modeste ,

Et nos praticiens de labeur abattus

Ont relevé la tête en lisant leurs vertus.

Puis, carabin mûri par de chaudes journées ,

J'ai remonté gaîment le cours de mes années,

Et six mois endormi d'un pénible sommeil ,

J'ai d'un plus ferme élan signalé mon réveil ;

De mon vers au parquet rembrunissant les teintes,

L'Ecole en ressentit les cuisantes atteintes,

Et j'en fixai la porte ouverte à deux battants

Quand Némésis voulut fouetter les Charlatans.

Les fauteurs éclairés de cures spéciales

Eurent seuls quelque éloge en mes mercuriales,

Et d'un vers raccourci je donnai sans aigreur

A Lucine elle-même un bonnet de docteur:

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