LES FUN EH AILLES DE DUPUYTREN
Que l'École à son gré s'impose tous les ans Des pleurs officiels pour deux cent mi i l« - francs , Par de honteux desseins qu'une main égarée Brise du testateur la volonté sacrée,
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Dans la terre qu'on jette au funèbre ravin
D'un odieux regard qu'on cherche un pot-de-vin ;
Ah! laissons célébrer d'une voix altendrie,
Des générosités d'étroite coterie,
Et, guidés par l'espoir d'un sordide intérêt.
D'un illustre mourant marchander le secret.
Oh ! que d'autres pensers ont soulevé notre àme ! Noblement consumé d'une plus pure flamme, 11 faut pour nous séduire un but moins outrageant Que des comptes de banque et des liens d'argent. Oui, malgré 1 apreté d'un rude caractère Et les mille défauts que l'amitié doit taire, De son mandat divin hautement convaincu , Qui, mieux que Dupuytren, aura jamais vécu? Vous, dont le cœur pétri d'une cupide argile A si mal pénétré notre saint Évangile ,
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Qui, la jauge à la main, dans un dédain profond,
De notre dévoûment croyez toucher le fond,
Sachez que nid de nous à ses pensers n'allie
Le rebut dégoûtant d'une boueuse lie,
Et que le pharisien qui bantail le saint lieu
N'a jamais sous nos traits profané l'Hôtel-Dieu.
Qui donc nous aurait vu sur ses humides dalles,
Les pieds emmaillotés de brillantes sandales,
Et le corps enchâssé dans de soyeux Thihets,
Refuser des secours que l'on paie au rabais,
Et, charançons hardis à la trompe ennemie,
Du travailleur souffrant sucer l'économie?
Ils ne sont pas chez nous, mais au rang des boursiers,
Les Walpole honteux, les Fouquet dépensiers;
Et notre Dupuytren, dont la haute fortune
Comme un fardeau trop lourd déjà vous importune,
Savez-vous les travaux ou lurent épargnés
Ses quatre millions loyalement gagnés!
L'or ne lui parvint point en oisives rosées;
Et son vieil habit vert à coulures usées
A de secrets comptoirs ne s'est jamais sali. De billets d'hôpital son gousset est rempli, Votre main, qui se porte à ses larges sacoches. N'a qu'un pain de deux sous à tirer de ses poches »; Et son pied est chaussé, sur un sol dévorant, Du sabot limousin qu'il avait en entrant.
A ses travaux pourtant que d'heures dépensées ! Que de fois, dominé par de graves pensées, On le vit, sans regret écourtant son sommeil, Aux heures du matin devancer le soleil ! Soit qu'il livre aux baisers d'une aurore brillante A l'orient d'été sa crinière ondoyante , Soit qu'aux brumes d'hiver sous l'horizon chenu, L'astre long-temps tardif cache un front terne et nu. Aux tristes aegrotants qui peuplent ces demeures, Dupuytren tous les jours va consacrer cinq heures;