‹ Némésis; satire hebdomadaireChapitre 31 sur 133 · I . Auiiivei'saii'e de la chute des Girondins · texte numérisé non relu

I . Auiiivei'saii'e de la chute des Girondins

Eh bien! ces renégats, héritiers des Trois-Cents , ' Souillés au fond du cœur de parjures récens, De l'effronté Guizot renouvelant l'histoire. Sortiront criminels de l'interrogatoire.

Il est des hommes purs que l'enivrant pouvoir

Sous sa baguette d'or n'a jamais fait mouvoir,

Et qui n'ont pas besoin, pour défendre leur vie.

D'extraire leurs vertus d'une biographie :

Vous les connaissez tous; si pourtant quelquefois

Des candidats douteux sollicitent vos voix ,

Ecoutez les conseils des feuilles populaires ;

Qu'elles soient , dans la nuit , vos étoiles polaires ,

Les astres lumineux levés sur vos chemins

Pour éclairer vos pas et conduire vos mains.

Mais rejetez bien loin ces noms que vous indique

La feuille de Berlin, ' courtisane impudique, n J

Qui, livrant ses faveurs aux hommes les plus bas,

Publie effrontément ses ignobles débats.

Quelle main pure, hormis la main du ministère,

Ose, depuis neuf mois, toucher cette adultère !

Aux fangeux carrefours de la grande cité.

Trente ans elle a vendu son impudicité ;

Déflorée en naissant, elle conserve encore

Les ulcères lépreux des abbés de Gomorrhe ;

Dans son cloaque ouvert on apprend à quel taux

S'achètent , dans Paris , les péchés capitaux ;

Vous savez que le jour oii tomba notre Charte,

1. Les (rois cenls dcputés de M. de Villèle à la Chambre de 1827.

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