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30 Octobre 4831.
Es (jibl in Frankreicli eine secte von nnrren, welclie die grossen baemer .bewohnen , politische Juden, welche seit 1789 iiul'den Messias icarteti.
(.lean-Paiil Riciiter.)
Il y a en France une secte de fons qni habitent les grandes maisons , juifs politiques qui depuis 1780 passent leur temps à attendre des Messies.
Ce monde siiblunaire est au regard de l'homme Ce qu'est le firmament à l'œil de l'astronome; Notre tête succombe avant d^ définir Le champ illimité du possible avenir ; Pour ses vagues destins l'histoire a ses prophètes : Les grands événemens sont comme les comètes Qui, courant dans le vide, en bonds désordonnés. Reparaissent un jour à des termes donnés. Oui , sur notre horizon, que l'espérance dore, L'astre républicain peut remonter encore ; Oui , le sort peut remettre au pavois souverain
Lp Fils de l'Homme, enfant dont je suis le parrain. '
Si, tout à coup, changeant la face du royaume,
Surgissait à nos yeux l'un ou l'autre fantôme.
Empire ou république, il aurait pour renfort
Des mains qui frappent bien, des cœurs qui battent fort ;
Oui, si l'aigle demain sortait de léthargie,
Si l'arbre se coiffait du bonnet de Phrygie,
Combien de vieux amis, au culte renaissant,
Idolâtres martyrs, apporteraient leur sang !
Un seul fait se refuse à l'espérance humaine,
A lui seul le possible interdit son domaine :
Royaume, république, anarchie ou terreur.
Régime consulaire ou règne d'empereur.
Tout peut dans l'avenir ressaisir une chance,
Tout, hormis Henri-Cinq sur le trône de France'
C'est que, pour rallumer ce cierge de malheur,
Le souffle royaliste expire sans chaleur;
C'est que l'Eliacin, pour qui les femmes pleurent,
Ne saurait point trouver de ces hommes qui meurent ,
De ces chefs de forum par le peuple obéis.
Qui changent en trois jours le destin d'un pays;
C'est que ceux qui pour lui s'épuisent en neuvaines
Aiment le peu de sang qui leur glace les veines ;
Que ce trône d'enfant qu'ils veulent rebâtir
Ne trouvera jamais le ciment d'un martyr.
Quoi! leur infirmité n'est pas assez notoire ! >}|
N'ont-ils donc jamais lu leurs quarante ans d'histoire?
1. Si le duc de Reichsladt est aujourd'hui connu sous le nom du Fils de V Homme, il doit ce surnom populaire au voyage que je lis à Vieime , et qui me valut en France trois mois de prison.
Qu'ils nous citent un jour où, pour sauver un roi, Le zèle royaliste a sonné le beffroi ; Un jour où, pour sauver leur idole gothique. Ils montrèrent à nu leur poitrine athlétique ; Dites! quand, au dix-août, Santerre et ses tambours Poussaient au Carrousel le peuple des faubourgs ; Quand cinq cents Phocéens, arrivés de la veille. Promenaient dans Paris le soleil de Marseille, Et que votre monarque, en vêtemens de deuil. Vous appelait à lui par un dernier coup d'œil , Que faisiez-vous ? pareils aux supplians antiques, Vous mouilliez de vos pleurs vos autels domestiques, Et sans mêler vos bras au choc universel , Vous laissiez l'étranger mourir au Carrousel. Six mois après, ^ le jour qu'une tombe furtive Couvrit la royauté dans son lit de chaux vive. Que faisiez-vous? de cendre inondant vos cheveux, Au fils de saint Louis vous adressiez des vœux ; Et lui , qu'auraient sauvé vos forces réunies. Lisait dans son chemin l'hymne des agonies, Sans trouver, en montant au calvaire des rois. Un autre Siméon pour alléger sa croix.
Que fîtes- vous encor, quand l'aigle revenue Dans la nuit du vingt mars scintilla dans la nue? Quand reparut la gloire, et que l'exil amer Rouvrit sa porte-basse à Louis-d'Outre-mer?^ Debout, la torche en main comme une girandole,