‹ Némoville, [par] A.B. LacerteChapitre 21 sur 29 · LE ROCHER PERDU · texte numérisé non relu

LE ROCHER PERDU

Nous avons laiasé Oaétane et Jeanne aa moment où leur souâ'marin immobiliaé, lentement s'eropliflBait d'eau; les deux fenunei se désegpt'raient ; cette fois ce n'était plus pour eOei qu'une question de quelques minutes pour voir la mort les envelopper de son froid manteau.

Les vagoes berçaient encore le vaiswan, elles le soolevaienl un instant puis temblaient jouer eraalleinflDt avec cette éJMve, avant de l'eni^oatir au fond de la mer. Tout à coup, une vague plus forte et plus rageoie que les autres prit le soua-marin en arrière et d'une seule poussée, le jeta sur le rocher, qui n'était qu'à une faible distance. Pour les deux femmes cela fut le salut

T^ souB-roarin accroché au rocher, qui venait d'aebever de l'ouvrir, restait immobile; il semblait soudé à la roche. Les deux femmes s'empressèrent de débarquer sur la grève rocheuse, et elles conslalèreot qu'elles se trouvaient sur un rocher plat, de peu d'éteodue, sur

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lequel on ne voyait aucune végétation. A unts petite distance, cependant, se trouvait une ile, qui semblait reliée au rocher sur lequel elles étaient par une chaîne de rochers submergés. On voyait do place en place surgir la tdte d'un récif, et l'eau qui bouillonnait à d'autres endroits, faisait deviner qu'il y avait d'autre récifs ù fleiu* d'oau allant tous dans la direction de 111e dont on apercevait la verdure, que le soleil couchant dorait, en ce moment. Elles sortirent du sous-marin quelques couvertures et ce dont elles avaient Ins^oin |><>ur se réconforter, et épuisées de fatigue, elles s'installèrent |»our dormir. Il est sans doute inutile de dire que le sommeil ne fut pas peuplé de Iteaux rêves; c'est, hélas! la consi'quencc du malheur de laisser dans l'esprit des traces que le sommeil lui-même, ce grand nïédecin, ne peut effacer.

I^ lendemain, les deux femmes sVr- ' rent à trouver un passage pour se rendre ù qui leur paraissait plus habitable que le rocher d('>scrt sur lequel elles se trouvaient. A une certaine heure, elles constatèrent que la chaîne de roches, qui reliait l'île au récif où s'était échoué leur sous-marin, étaient presque entièrement découverte. Elles s'aventurèrent courageusement sur les cailloux glissants, en ayant parfois do l'eau jusqu'à le ceinture et parviq«

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fent à M rendre sur llle. Ellei rexplorèreot un peu et revinrent ven le sous-marin, qui restait encore cramponné au récif. Elles en tirèrent tout ce qu'elles purent en sortir, provisions, meubles, linge, couvertures; et en risquant mille fois de glisser à la mer avec leur charge, elles transportèrent le tout sur THe.

Quelques heures plus tard, Teau rsoonvrait de nouveau la chaîne de roches, et le sou^'niflrin, arraché du récif par la marée, s'enfonça dans les flots. Les deux femmes le virent s'engloutir lentement, et en le voyant ainsi disparaStre, elles sentirent comme un dernier lien se briser. Pour elles, cïtuit un cher témoin de leur bonheur passé qui di^Mtfaissait à jamais.

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CH.\PITRE XXnL

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