UNE TERRE ETRANGE
Sur quel point du globe était-on?. . . Les i * lonta manquant, on ne pouvait faire i I^ seule cl Kine certaine, c'était qu'on
était sur une terre du Pacifique; il fallait se oontaoter de oe reoseignement, pour le moment
Getta t«m, sur les oAtes de laquelle le "Qoeen of ihe Waves" avait fait naufrage, était étrange: ce n'était partout qu'arbres reo* wnés, excavations profondes; en certains endroits, on eût dit que le granit, qui formait la base du sol, avait été ouvert, séparé en deux par quelque oataelysme. Evidemment, un tremblement de terre s'était produit là, à une époque peu éloignée : les plus entendus parmi les naufragés fixèrent cette date à deux on troia ans au plus.
On ne voyait pas un être vivant, ni homme ni bSte. Ce sol avait-il déjà été habité?... Rien ne pouvait le faire supposer. Et pour le moment, les naufragés durent céder à une
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préoccupation pliw impérieuse: celle de se r^ conforter par un peu de nourriture et de se reposer, car tous Paient, on le di\nne, exténués de fatigue. Sans même prendre la peine d'allumer un feu, chacun improvisa son repas de quelques conserN'os froides, puis se roula dans sa couverture, et s'endormit, confiant la garde du campement au chien " Turko," qui appartenait à un jevme ingénieur du nom de Roger de ViUo.
Le lendemain, l'orage s'était calmé; il faisait im soleil mdicux, dont les chauds rayons mirent un peu d'espoir au cœur des naufragés. Ix)r8qu'on eut déjeimé, et, cette fois, on se paya le luxe de («fé brûlant, il fut décidé qu'on irait en excursion de découverte. Il était important de savoir q»i' " * ' ' ' '^ ' ' * :-ur laquelle on .-> <m
le continent? Tous les naufri nt
de se convaincre que cette <^ était la bonne, car si l'on ét^n il serait assez facile de regagner les régions habitées; si, au contraire, on étiiif nue... On ne voulait min cette supposition, elle était trop épouvantable.
Mais dana tous les cas, les pauvres naufragée se confiaient en la Providencei qui ne
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poOTtU pM 1« ftbandomMT, et leur viendrait eertainemeiit en aide.
Deux jeunee gène, Roger de Ville et Paul Lamootagne, offrirent d'aller à la découverte. Ik voulaient atteindre le eonunet d'une montagne, haute de aeipi ou huit oenta pieds, qui se drenait majeetueuee, à peu de distance. Du haut de eette montagne, oo verrait la terre s'étendre à perte de vue, ou bien on apercevrait la mer l'entourant, hélas ( d'un cercle praque infranchissable pour les naufragée.
Roger et Paul partirent doue, ven les neuf heorei, de l'avani-midL Ils emportaient dee provisions, deux couvertures de vojaga^ deux carabines, un câble solide et ime lunette marine puissante. Il fut décidé qu'on laisserait Turko en eampement ; mais lorsque le chien vit partir son maître, il fut impossible de le retenir. Au fond, Roger, n'était pas flcbé de l'emmener, il n'aimait pas i être sépaié looglompf da fkîèle
Les souhaits de bon v(>yage ne manquèrent pas aux exoiifsionnistes, el oo les suivit des yeux, aussi longtemps qu'on put les apenevoit.
Ce n'est pas mon intention de vous donner de km^ et minutieux détails de cette eseuiiioQ
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et de tontes les difficultés que les vcyngfnn nooontrùrcut en route; eesayet, si vous le pouvet, de vous faire une idée de ce que peut être une promenade de ce genre, dans un pays inconnu, coupé de ravins et rendu presque impraticable par mille difficultés naturelles. Ce ne fut que vers le soir, que Roger et Paul atteignirent le haut de la montagne.
lia n'auraient pu choisir un meilleur o\f «en'atoire et tou^ deux, ù tour de nile, promenèrent la lunette marine sur l'horizon. Puis, \\a se regardèrent, et dirent presque simultanément, avec une note de découragement dans la voix:
—" C'est une île."
Et Koger ajouta: "Une île volcanique."
— " Que Pieu nous garde! " répondit Paul.
La deux umis redescendirent dans la val- Ic'e et continuèrent leur route, cherchant un endroit favorable iK)ur passer la nuit. Ils res> taient silencieux, maintenant, n'osant se communiquer les sombres [)en8('es qui les assaillaient. Quelle horrible nouvelle ils auraient & rapporter à leurs compagnons, le lendemain I . . . £t tous deux songeaient ; comment
sortir d'ici?. . . Construire un radeau, peut-être, mai- •' ' '■ * on ne mvait pas
en <j on se trouvait, le
" Queon of the Wavce *' autant échoué, après avoir battu la ni< < •' une épave.
! Ro>jcr et Paul s'anvti'rent, ils
avaic... .....:nt \f lM»rd de la mer, et c'est là
qu'ik voulai*-!!' i -rr la nuit. I/endroit était
M ses immenses blocs de granit
semblaient n'attendre qu'une pouatée de , Ique géant pour s'effondrer dans l'eau bouillon nante. Mais nul vestige de végétation ne s'y voyait, et par des signes, qui ne pouvaient tromper les yeux experts de Roger, les deux jeunes gens comprirent que cet endroit avait été récemment vinitc par un tremblement de terre. Constatation peu réjouissante on en oonviendra, dans de telles circonstances.
L'Oeéan offrait, cependant une particularité, qui ne manqua pas d'intéresser les deux amis malfn^ los angoisses de l'heure présente; l'eau était si limpide que le regud pouvait plonger à une grande profondeur: quand les vagues se ntinient, on voyait même le fond dt la mor, on tpeitevtit U» poiaooi qui nt|irf«t tttn
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deux eatii. Mais lee jeunes genf éteicnt d fatip:u6s qu'ils ne s'attardèrent pas à de vains commentaires, ils s'enveloppèrent de leur oou* verture et s'endormirent profondément
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