‹ Nemrod, ou, l' amateur des chevaux de coursesChapitre 14 sur 18 · DES POULAIINS POUR UNE COURSE · texte numérisé non relu

DES POULAIINS POUR UNE COURSE

onze livres d'Angleterre, courut à Newmarket contre Middleton, qui portait cent vingt-quatre livres. Ils étaient tous deux du même âge. Les paris étaient de huit contre un en faveur de Mazeppa , mais Middleton gagna.

Le conseil suivant sera utile à tout producteur de chevaux de course ; car , bien qu'il ne réussisse pas toujours, il ne manquera pas son effet plus d'une fois sur cent. Si un poulain qui aura été bien préparé se montre lent à l'épreuve , il faut sur-le-champ cesser son entraînement, et en faire, soit un cheval de chasse, soit un cheval de selle, ou bien encore le vendre. A la vérité, il y a eu, comme je viens de le dire, quelques exceptions à cette règle; et je citerai comme un fait digne de remarque, que la jument poulinière Prunella, fille de Highjlyer, qui posa les premiers fondements du haras du duc de Grafton , ne fut point entraînée , parce qu'on la trouva trop lente à sa première épreuve.

Ainsi que je l'ai déjà remarqué plus haut, je n'ai pas l'intention de décrire en détail tout le système de l'entraînement, mais seulement de me borner à quelques remarques générales. Un bon poulain de trois ans , pourra déjà supporter

un travail très-rude, pourvu qu'on ne le presse pas, et pourvu qu'il ait continué à faire un travail modéré , depuis qu'il a été dressé , sauf les inoraentsde repos, pendant qu'on lui administre les purgations et qu'on le met à la nourriture verte. Les principales difficultés consistent d'abord à savoir quand il est en état de courir, et ensuite de le tenir en cet état jusqu'à ce qu'il arrive au poteau pour courir, et alors il exigera une nouvelle préparation.

Il y a plusieurs indications d'après lesquelles on peut juger si un cheval est en état de courir. Au nombre des plus certaines se trouvent les suivantes : s'il a bien mangé pendant qu'il travaillait ; s'il ne s'est pas montré abattu après ses sueurs; si ses jambes ont conservé toute leur fraîcheur et leur forme. « Enfin, selon l'observation de M. Darvill , il doit paraître brillant de maturité , frais et sain en lui-même , propre et non chargé dans sa surface musculaire. »En d'autres mots, il faut qu'il n'y ait ni dans lui, ni sur lui aucune chair, aucune graisse superflue. 11 doit avoir la respiration facile, la peau douce et brillante, les i^mbes franches et nettes, et derrière la selle, il doit montrer un corps

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droit et élégant. Les muscles de son corps doivent être durs et élastiques au toucher, avec une sorte de renflement ou de substance dans ceux du corps et particulièrement dans ceux de la croupe, qui doivent paraître comme s'ils étaient bien distincts les uns des autres. Le haut de l'encolure n'étant pas trop élevé, doit être ferme et bien attaché. Celui qui a entraîné l'animal peut seul savoir combien longtemps il restera dans cet état de perfection ; et s'il lui impose un travail trop rude, il ne tardera pas a acquérir la triste certitude que le cheval devient rassis (stale), et, par conséquent, que son état dépérit. La constitution des chevaux de course est un point auquel il faut porter une grande attention, surtout pendant qu'ils sont poulains. 11 y en a qui , pour pouvoir courir vite et longtemps, veulent avoir un peu d'embonpoint, pourvu, toutefois , que leur chair soit le produit d'une bonne nourriture et d'un bon travail. D'autres, au contraire , ne peuvent faire de grands efforts que s'ils sont tant soit peu élancés [fine drawn \ Les chevaux les plus difficiles à entraîner sont ces animaux vigoureux et gloutons, qui font de la chair nouvelle plus vite qu'on n'a pu

leur eniever l'ancienne, et qui, par conséquent, exigent pour se préparer à courir, tant de purgations et tant de travail, que leur santé court risque d'en être altérée. Toutefois, la graisse extérieure , quoique nuisible à un cheval de course et dangereuse pour ses jambes , lui fait bien moins de tort que la graisse intérieure, qui l'empêche infailliblement de lutter avec succès dans une course vivement disputée. On dirait qu'elle l'étouffé. Si des chevaux de cette espèce, c'est-à-dïre des chevaux vigoureux , ne deviennent pas extérieurement élancés, pendant l'entraînement, par le travail qu'ils ont fait, il n'en est pas moins possible qu'ils se soient débarrassés d'une portion suffisante de la graisse intérieure superflue. Si, après cela, on leur trouve la respiration nette, pendant le chemin qu'ils ont à faire dans la course, on peut, sans inconvénient, les faire entrer dans la carrière avec un peu d'embonpoint, attendu qu il est de leur nature de porter de la chair; or la nature doit toujours être consultée, jusqu'à un certain point, quand il s'agit d'apprivoiser des animaux quelconques, et quel que soit l'usage auquel on veuille les

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dresser. Ainsi , M. Darvill remarque avec raison : « La nature fera toujours valoir ses droits, pour régler toule l'économie du système animal , et cela malgré tous nos efforts pour la contrarier. » Quand l'usage n'est point appuyé sur la raison, défaut qui était général dans tous les établissements de course, il y a cinquante ans, on ne peut manquer de reconnaître tôt ou tard l'erreur que l'on a commise.

11 y a encore une autre espèce de chevaux qu'il ne faut pas chercher à rendre trop efflanqués. Ce sont les grands chevaux faisant de longues enjambées et qui sont placés un peu haut sur leurs jambes. Puis, tous les jeunes chevaux, c'est-à-dire ceux qui ont moins de quatre ans , n'ont pas besoin d'être traités ainsi , parce que l'on n'exige pas d'eux qu'ils fassent de longues courses. Mais je pense que ce que je pourrai faire de mieux pour indiquer les grandes différences qui existent dans les constitutions des chevaux de course et la nécessité de consulter ces différences, sera d'extraire le passage suivant des lettres de Nemrod surl'état des chevaux de chasse (p. 1 96 de la \ ""^ éd.). a Les chasseurs ne considèrent pas assez les particularités qui distingucn

la constitution de leurs chevaux, et ont coutume (le les préparer tous à peu près de la même manière, tandis qu'il faudrait les traiter, au contraire , très-différemment. Pour en avoir la preuve, transportons-nous à l'écurie des chevaux de course. Ospray, du feu lord Foley, fils à'Eagle et d'une sœur de Chippenham , ne voulut jamais prendre de médecine ni se laisser entraîner de quelque manière que ce fût, et pourtant, quand on le fit sortir de son enclos , il était en état de battre la moitié des chevaux de Newmarket, sur une carrière d'un demi-mille. La célèbre jument Victoria, de lord Oxford, avait besoin d'une médecine, après chaque course, et il lui arriva une fois d'en prendre pendant qu'elle était en route pour se rendre d'une course de province à une autre et de remporter le prix dans les deux. La mère de Sailor {Goose- Sander), lorsqu'elle faisait un voyage qui durait plus de quatre jours, était obligée de s'arrêter le cinquième pour suer, tant était grande sa disposition à prendre de la chair, tandis qu'^«phrates, de M. Mylton, ne porte jamais de muselière *. Quand le major Piggot entraînait à la fois

• En Angleterre on met des muselières aux chevaux sujets

DES POULAINS POUR UNE COURSE. 185 york et Mantidamiim , û m'a dit lai-même qu'un de ces chevaux prenait trois fois médecine, dans le temps que l'autre était purgé dix-sept fois. On pourrait certainement trouver mille exemples de ce genre dans les annales du tur/K Jusqu'à présent, je n'ai guère parlé que de l'entraînement de jeunes chevaux. Quant aux autres, on remarquera d'abord qu'un cheval de cinq ans passe maintenant pour un vieux cheval sur le turf; j'offrirai ensuite aux amateurs les conseils suivants : Quand un cheval aura achevé sa saison, il aura, comme de raison, besoin d'un peu de repos et d'une médecine. Mais le propriétaire d'un cheval de course qui se trouvera dans ce cas, fera bien, si l'animal est ferme sur ses jambes, et s'il n'a pas besoin du secours de la médecine , de ne pas lui permettre de rester dans un oisiveté complète dans son écurie, comme on le faisait autrefois; qu'on le fasse suer légèrement de

à engraisser, et qui ne sont point des chevaux de course, pour les empêcher de trop manger et surtout de dévorer leur litière. ' L'entraîneur de chevaux de feu M. Skipsey, dans le Yorkshim (M. Hesaldine) ne donnait jamais à ses chevaux d'autre médecine que du sel d'Epsom, et l'on peut voir par les registres le succès qu'il a eu.

fSf) MANIÈr.E DE PRÉPARER

temps en temps et galoper un peu longuement à un train modéré; en un mot, qu'on le tienne modérément en haleine, afin qu'il ne s'arriére pas trop en son état. Les muscles que l'on n'exerce pas deviennent petits et flasques, et si on leur laisse prendre un repos trop prolongé, ils seront longtemps avant d'acquérir de nouveau le ton qui leur convient. Si au contraire, on continue à les faire travailler régulièrement, sans exiger d'eux trop d'efforts, ils reprendront facilement ce ton quand il leur sera nécessaire. De cette façon, on prépare un cheval avec moitié moins de travail qu'il ne lui en faudrait sans cela , tandis qu'en pressant ou en forçant les chevaux de course dans leur travail on en perd plus de la moitié. Les diverses préparations, que l'on fait subir à un cheval de course avant de le faire courir, sont la grande épreuve du talent d'un entraîneur. On peut noter les points suivants : Il a besoin de ce que l'on appelle trois préparations ; c'est-à-dire qu'il faut le mettre deux fois en état de courir et le remettre à bas [/et down again) par des purgations, par la nourriture verte [soiling) et le repos. Ce n'est qu'à la troisième, qu'il est

DES POULAIISS POUR UNE COURSE. 187 réellement en état d'entrer dans la carrière. En accordant le temps nécessaire pour les accidents, tels que des écorchures aux os des jambes {sore shins), une perte d'appétit, etc.; je crois qu'il faut au moins six semaines bien pleines pour chaque préparation , et même davantage en certains cas. Il faut surveiller le cheval avec soin quant à son appétit , sa gaieté , etc. ; et si l'un ou l'autre vient à diminuer, on suspendra son travail pendant quelques jours; on observera aussi si sa rapidité augmente ou diminue, et on réglera son travail en conséquence; car, si elle diminue, c'est une preuve qu'on l'a fait trop travailler , et qu'il a besoin de repos. A mesure que la saison des courses approche , augmentez le travail et pressez le pas, en proportion du chemin que le cheval aura à parcourir; mais s'il devient trop léger, arrêtez pendant deux ou trois jours , et donnez-lui de la verdure; une fois qu'il sera bien préparé , il restera ordinairement dans un état tel , qu'il pourra courir sans avoir besoin d'un travail trop rude , lequel , bien qu'il soit quelquefois nécessaire, peut facilement rendre un cheval rassis (sta/e). La première préparation

188 MAMÈRE DE PREPARER

doit commencer dans la première semaine de janvier, par une purgation. C'est là une mesure préalable qu'il faut toujours prendre avant d'exiger des efforts extraordinaires.

La nourriture et la régularité dans les heures des pansements sont des points essentiels dans un établissement d'entraînement.

Des PURGATlOXS. La manière de purger les chevaux de course est devenue aujourd'hui une opération très-simple ; les doses sont si légères , que, pourvu que les drogues soient de bonne qualité, il ne peut en résulter aucun danger. Les doses suivantes d'aloès sont celles que je recommande pour des chevaux ou des poulains d'une constitution ordinaire.

A deux ans, 3 gros.

A trois ans, 4 gros.

A cinq ans et au-dessus, 5 à 0 gros.

Des chevaux très-délicats ne pourront peutêtre pas supporter même des quantités si petites ; mais le groom saura à quoi s'en tenir après la première dose. Le moment le plus favorable pour administrer cette médecine à un cheval de course, c'est quand il revient de faire de l'exercice , parce qu'alors ses entrailles sont vides ;

DES POULAINS POUR UNE COURSE. 189 et si l'on a de la peine à le faire boire pendant que la médecine opère, il faudra le tenir, la veille, un peu court de boisson. Quand les chevaux auront été bien préparés , les doses ci-dessus indiquées seront suffisantes; mais dans le cas où elles n'opéreraient pas, il ne serait pas prudent, sauf le cas de maladie aiguë , de les réitérer avant six ou huit jours au moins.

Il y a trente ans, ce n'était pas sans une vive inquiétude, que les entraîneurs administraient des purgations aux chevaux, tant les doses étaient excessives; il fallait, d'ailleurs, les rendre toujours plus fortes, à mesure que le cheval avançait en âge et que son corps s'accoutumait aux drogues qu'on lui donnait. J'ai eu, pendant quinze ans, dans mon écurie, un cheval qui avait été entraîné à Newmarket, jusqu'à l'âge de sept ans, et qui, par suite des fortes médecines purgatives qui lui avaient été données à plusieurs reprises pendant ce temps , en était venu au point que, dans sa dixième et sa onzième année, j'étais obligé de lui administrer dix et même douze gros d'aloès des Barbades, et d'y ajouter même un ou deux gros de calomel , avant de pouvoir obtenir l'effet

désiré. 11 était ce que l'on appelle un cheval très-glouton et presque toujours constipé. 11 existe d'ailleurs un exemple récent d'un cheval difficile à purger : c'est Serab, appartenant au duc de Cleveland ; on s'est vu quelquefois obligé de lui faire prendre jusqu'à trois gros de calonael , comme préparation à une forte médecine purgative d'aloès.

Les effets des purgatifs sur un cheval que l'on entraîne sont divers. Il serait impossible de l'amener dans la carrière en un état tant soit peu approchant de la perfection, sans lui en faire prendre, et bien moins encore de le faire courir avec toute la rapidité dont il est capable, pendant un temps un peu considérable. Mais un des principaux avantages que les chevaux de course retirent des purgatifs , c'est le soulagement qu'y trouvent leurs membres, non-seulement quand ils ont été blessés, mais encore quand ils sont trop fatigués par le travail. En un mot, les purgatifs rafraîchissent et renouvellent, en quelque sorte, tout le système de l'animal.

Quant à l'espace de temps qu'il est bon de laisser écouler entre la médecine et le moment où un cheval doit courir, cela dépend de di-

DES POULAINS POUR UNE COURSE. 191 verses circonstances, telles que la force de la dose, la constitution du cheval et la distance qu'on veut lui faire parcourir. Pour moi, je pense que, la plupart du temps, il faut mettre deux à trois semaines entre la médecine, donnée seulement pour rafraîchir ou pour remédier à quelque léger accident, et lejour de la course; si elle a été donnée à un cheval qui y a été préparé d'avance, il faut, pendant une journée ou deux après qu'elle aura cessé d'opérer, le faire seulement marcher, et puis après l'avoir bien fait galoper deux ou trois fois , il pourra courir quinze jours après celui de la médecine.

ÎDf la nourriture, îie l'eau et îrcô \)nxtci î»es pansements.

Une bonne nourriture , aidée par rexercice , donne de la vigueur aux muscles de tous les animaux, en consolidant leur chair; et la contexture de leur corps dépend en grande partie des aliments qu'ils reçoivent. Le meilleur foin, pour les chevaux de course, est celui qui croît sur des terrains élevés et sains ; il doit paraître un peu cassant quand on le prend dans la main;

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sa couleur doit être brillante et son odeur aromatique, sans être forte et spiritueuse, comme elle le devient quand le foin s'est trop échauffé dans la meule. Il est mauvais alors pour l'haleine des chevaux , sans compter qu'il les altère , et par conséquent , les affaiblit. Il faut qu'il soit sorti depuis peu de la meule , sans quoi il s'imbibe d'humidité , ce qui n'est pas bon pour l'haleine des chevaux. L'avoine doit être moissonnée depuis un an et sans avoir été exposée à beaucoup de pluie , ce qui se reconnaît par son brillant et par un bruit particulier qu'elle fait quand on la met dans le grenier. L'avoine un peu longue, pourvu qu'elle ne soit pas légère, est celle qu'il faut préférer, parce que les chevaux la mâchent mieux , tandis qu'il leur arrive souvent de l'avaler tout entière quand elle est courte. Les chevaux de course doivent recevoir quatre mesures d'avoine par jour quand ils ne font pas beaucoup de travail, et cinq quand ils en font. Pour ceux dont la constitution est délicate et qui sont sujets à la diarrhée , à la plus légère excltalion , on y ajoute quelques fèves ou pois blancs. La maxime ordinaire est que les chevaux que l'on entraîne doivent recevoir autant de grain qu'ils

ET DES HEURES DES PANSEMENTS. 105 en veulent manger, et que leur appétit doit être, à cet égard, la seule mesure; mais il est rare qu'un cheval exige plus que je ne viens de dire. Si le cheval est très -glouton et s'il mange très-vite, on peut lui donner, quand il ne fait pas un grand travail, un peu de foin ou du trèfle de première qualité, haché avec une machine; mais il n'y a rien de plus favorable à l'haleine que de l'avoine bien nette et de bon foin. Toutefois, il arrive souvent, chez les chevaux très-délicats , qu'ils mangent mieux quand on mêle au grain un peu de foin haché ou de trèfle.

J'ai déjà parlé de l'eau , mais seulement sous le rapport de la qualité.Vouv Idiquantité qu'il faut donner aux chevaux que l'on entraîne, il est impossible de fixer une règle invariable. Les chevaux délicats ne boivent jamais trop, et quant aux chevaux robustes , qui mangent beaucoup , et qui, par conséquent, suent plus souvent, il ne faut pas être trop chiche d'eau. Il faut toujours les faire boire dans des seaux, sans quoi le groom ne pourra pas juger de la quantité qu'ils prennent; car tel cheval avale d'une gorgée , deux fois autant d'eau que tel autre.

Quand il fait très-chaud, on peut leur en accorder un peu davantage, mais généralement parlant, je crois pouvoir décider que deux seaux d'environ six gallons ^ dans les vingt -quatre heures, suffisent. On peut aussi leur accorder deux ou trois gorgées le matin avant de prendre de l'exercice, parce qu'ils mangent après cela leur avoine avec plus d'appétit.

Les maux causés par l'eau {scelera aquamm) affectent le cheval plus qu'aucun autre animal que nous connaissions. Un homme voyagera de Londres à Paris et boira de l'eau à chaque relais de la route, sans en éprouver aucun inconvénient; mais les pompes et les étangs qui se trouvent entre Newmarket et Doncasler ont fait perdre à bien des chevaux le grand prix de Saint-Léger, en les arriérant, quant à leur état. 11 est bon que l'eau passe toute la nuit dans l'écurie, et si elle est dure, il est au moins prudent d'y jeter une poignée de farine d'avoine; puis, attendu que l'eau froide a toujours un certain effet sur la circulation du sang, on fait bien de jeter une couverture de plus sur les reins d'un cheval qui vient de boire, si c'est dans le temps de son entraînement.

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