II. — LES OSTÉOMES
Nous éliminerons certaines tumeurs qui ne sont pas purement osseuses. Elles ont fait l’objet d’une étude très complète de LaALanpE dans sa thèse de Paris : Contribution à l’étude des tumeurs ostéoïdes du maxillaire supérieur.
Nous éliminerons donc les fibromes calcifiés, qui ont l’aspect d’ostéomes, mais qui sont des formations fibreuses, secondairement calcifiées une fois atteint leur plein développement.
Les exostoses de la syphilis et de la puerpuéralité : leur localisation sinusale fait partie d’un processus hyperplasique général.
Les ostéochondromes qui sont différents par leur structure histologique.
Les ostéomes sont des tumeurs osseuses où l’histologie retrouve des travées d’ostéoblastes au milieu de tissu conJonctivo-fibreux.
Le]
Vigneau
Poe
De nombreux auteurs ont communiqué des cas d’ostéomes des sinus, particulièrement des sinus frontaux.
La bibliographie est moins riche quand il s’agit des ostéomes du sinus maxillaire.
Bouvier, dans sa thèse de Lyon, traite : « Les ostéomes suppurés du sinus maxillaire »et SsoBERG communique à la revue de laryngo-oto-rhinologie. « Le traitement clinique de l’ostéome du maxillaire supérieur ».
Le Docteur Pairipr, oto-laryngologiste des Hôpitaux de Bordeaux, communique à la Revue d’otorhino-laryngologie un cas très intéressant de gros ostéome évolué du sinus maxillaire.
Enfin, LALANDE, cité plus haut.
Dans notre travail, nous avons emprunté à ces auteurs et nous avons utilisé les données pathogéniques des ostéomes frontaux, puisque cette pathogénie n’a pas dieu d’être différente dans les sinus aecessoires du nez. Ces ostéomes des sinus frontaux ont été bien étudiées par H. Caussé qui consacre une communication aux Annales d’eto-laryngologie de 1934 et sa thèse de Montpellier, également en 1934. Rocer a fait aussi sur ce sujet sa thèse de Paris en 1932, ainsi que Stéphan Rerce en 1936.
Ces tumeurs évoluent parfois en dehors de tout accident inflammatoire apparent. Fréquemment, cependant, elles sont associées à une infection du sinus où à une polypose sinusale ou nasale.
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Is peuvent d’ailleurs, secondairement, être cause de rétention purulente au cours d’une infection nasale puisqu'ils vont amoimdrir la lumière du sinus et y créer des diverticules.
L’inflammation de la muqueuse provoquera ume sinusite aiguë (GEerBER, De Morr, HuckzenBrorrck) où une sinusite chronique, ou simplement la formation de polypes dans le méat moyen, surtout du eôté de l’ostéome (Bonver, Arpenne, MM. Lemarrre & AUBIN, RICHET. SCHONSBOE).
Il est difficile de déterminer l’apparition secondaire ou primaire de l’infection sinusienne ; mais, si l’infection est primaire, on peut soulever la même hypothèse pathogénique que pour les adamantomes.
Czoquer, frappé par la coexistence extrêmement fréquente des polypes nasaux et des ostéomes pensait que ces tumeurs sont des polypes calcifiés, faisant entrer ainsi tous les ostéomes dans la classe des fibromes caleifiés.
Bornaaupr invoque l'inclusion fœtale ; des cartilages fætaux, ainsi inclus donneraient naissance à ces productions.
Pour VerneuUILz, Dorrrau, DupLaw, ces tumeurs auraient pour origine la couche fibro-muqueuse qui tapisse les tissus.
ArNoLD est plus éelectiqueetsemble admettre qu’il peut exister des ostéomes provenant de ces diverses
origines.