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males vis-à-vis de l’organisme qui les a ‘engendrées. Que ces hormones subissent une modification quelconque, un déséquilibre se produit dans l'organisme tout entier. Consécutivement à ce déséquilibre, survient une viciation humorale et hématique compromettant la nutrition, la vitalité et les fonctions cellulaires, ainsi que la balance entre les éléments excitateurs et modérateurs sans laquelle l’état normal ne peut subsister.
Si les hormones frénatrices ou chalones sont déficientes, les hormones excitantes prédominent et activent exagérément la vie du protoplasma en stimulant la karyokinèse. Mais cet état pathologique préparatoire ne saurait suffire à constituer le cancer sans causes adjuventes d'ordres générales ou d’ordre local (Baronaki).
Comme causes générales, les systèmes sympathique et parasympathique ont une action directe sur le processus tumoral (Lancereaux, Bayle, Chimura, Kanisaker); le système nerveux général, d’autre part, agit par son influence sur l'assimilation et la désassimilation minérale (Dieulafoye). Ces faits sont à retenir. La dépression nerveuse, les chocs moraux, la toxicité séro-sanguine qui peut exercer une action irritante sur la croissance et la multiplication cellulaire sont également à citer.
Parmi les causes locales, le rôle est bien connu des érosions, des irritations, des traumatismes, des cicatrices, et des tumeurs embryonnaires : nœvi, térat »mes, papillomes, etc.
Les néoplasmes sont donc conditionnés par des per-
yoiias
turbations séro-sanguines consécutives aux déviations endocriniennes, d’où résultent la viciation de la composition du milieu sanguin physiologique et la rupture de l’équilibre de ces échanges nutritifs.
La cellule étant atteinte dans sa nutrition et dans ses fonctions, c’est le premier stade de sa désorganisation.
Pour que les néoplasmes se développent il faut que ces différentes modifications soient renforcées par des éléments toxiques inflammatoires et irritatifs qui poussent la cellule proliférante à l’anarchie. La cellule par multiplication kariokinétique augmente sans cesse sa masse et les éléments voisins sont modifiés, comprimés ou détruits mais sans être jamais transformés eux-mêmes en cancer. |
Telles sont, vraisemblablement, les différentes phases du processus cancéreux et les conditions de sa for-
mation.
Modifications séro-sanguines
chez les cancéreux
Nous venons de voir quelle synergie fonctionnelle indéniable existe entre le système nerveux sympathique et les glandes endocrines et que toutes lésions de l’un de ces facteurs retentit obligatoirement sur l’autre. Les lésions, qui frappent les glandes à sécrétion interne du cancéreux nous étant connues, quelles sont maintenant les modifications séro-sanguines qu’elles produisent ? |
Un fait est certain que Bayliss et Starling ont mis en évidence, c’est l’existence, dans toute sécrétion endocrinienne, de ferments excitants de l’organisme appelés Hormones. Schaefer découvrit des ferments doués de propriétés frénatrices par opposition aux Hormones et qu’il appelle Chalones.
La découverte par Bayliss et Starling d’une Hormone type à action spécifiquement excitatrice d’un organe donné (dans le cas en question il s’agissait de l'influence de la Sécrétine sur la seule sécrétion pancréatique), nous amène nécessairement à admettre que toutes les autres hormones ont une action identi-
que.