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CANCER . ET AUTRES LÉSIONS

Cancer. — Chez la femme enceinte,le cancer du rein est rarement observé; mais quand, il existe, il subit une aggravation considérale par le fait de la congestion rénale provoquée par la grossesse.

Nous n’avons relevé qu’un cas de cancer du bassinet, suivi de néphrectomie, celui de Braatz (observation II, 1° série). La guérison survint. La guérison eut une évolution régulière. L’accouchement fut normal. Nous n’avons aucun renseignement sur l’opérée, au’ delà de cette époque.

Albarran a insisté sur les lésions de néphrite diffuse, à prédominance épithéliale, qu’il a fréquemment rencontrées à l’examen anatomique du rein du côté opposé. L’hypertrophie compensatrice, de plus, est en général légère. Ces deux ordres de faits, sont pour lui, une des principales causes de la gravité opératoire du cancer du rein.

Maugeais, qui a repris cette étude, arrive aux mêmes conclu-

sions. Au point de vue fonctionnel, le rein sain semble défavorablement influencé par le rein malade.

Cependant on trouve encore un fonctionnement à peu près normal du rein du côté opposé au néoplasme, pendant un temps assez long : l’action nocive du rein malade n’est pas constante, et elle n’apparaît souvent qu’assez lard, alors que la tumeur est déjà volumineuse. |

On sait de plus, combien pendant longtemps semble peu touché l’état général du malade, malgré la constatation d’une tumeur volumineuse.

Pour toutes ces raisons, si le fonctionnement du rein sain est suffisant, l’on ne devra pas hésiter, chez la femme enceinte, à faire la néphrectomie précoce, qui seule permet d’espérer une longue survie.

Autres lésions. — Nous avons réuni les autres lésions très

rage

diverses, pour lesquelles fut pratiquée El néphrectomie dans les cas que nous avons recueillis.

Gerster (obs. VII, 1r° série), cite un cas où l'opération fut faite pour kyste hydatique.

Dans les cas de Kroenlein, Parkes, Polk, Scudder (obs. XII XIX, XXI et XXIIL, 1° série), on eut recours à cette intervention, soit pour adénome, soit pour adénome kyslique, soit pour kyste simple. Le diagnostic hésitant ou erroné avant l’intervention, ne fut da qu’imparfaitement précisé au moment de l’opération.

Les résultats fournis par l'examen histologique quand celui-ci fut fait, manquent également de précision suffisante pour qu’on puisse en faire état.

Si nous considérons seulement les résultats, nous qu’ils furent excellents et pour la mère et pour lente Dans l’observation de Gerster cependant, la grossesse fut interrompue, dans la crainte d'accidents très hypothétiques.

La néphrectomie dans les cas de Legueu et Rudolph(obs. XIV et XXII, 1série), fut faite pour fistule consécutive à une néphrectomie pour pyonéphrose. Avec le rein, disparurent d’ailleurs les accidents d'infection qu’il entretenait.

Nous trouvons aussi dans la deuxième série d’observations les deux cas de Fritsh (obs. IX et X) où la néphrectomie fut pratiquée pour fistules urétérales consécutivesà des interventions sur le petit bassin.

Dans tous ces cas, l’ablation du rein a été faite pour des lésions nettement localisées sur un rein et qui n’ont pas de retentissement sur celui du côté QPPOSE

Nous ne sommes donc pas surpris qu'aucun trouble imputable à une insuffisance rénale n’ait été He dans les différentes observations.

On a cependant prétendu que la suppression fonctionnelle d’un rein retentissait d’une façon fâcheuse sur la glande restée en place. Castaigne et Rathery, en effet, avaient admis que l'hydronéphrose déterminée chez un animal quelconque par ligature de l’uretère, était suivie de l’absorption de toxines rénales qui déterminaient sur l’autre rein des lésions importantes, très graves, pouvant aboutir fréquemment à la mort des animaux.

Les expérimentations reprises n’ont pas confirmé ces résultats : il semble que, dans les expériences de ces auteurs le rein était

malade, et que la production de sérum toxique ou de néphrotoxines se réaliserait uniquement lorsque la substance première a été capable de léser le rein.

Albarran et Léon Bernard dans un travail paru en 1903, ont montré également, que le rein malade agissait*sur l’autre rein par l'intermédiaire de la circulation générale, soit par des colonisations microbiennes, soit par les toxines élaborées dans le foyer principal que constitue le rein atteint le premier ; et que, de plus, le rein malade était encore nocif par la production de néphrotoxines.

Mais ces auteurs pensent que cette nocivité n’est pas spécifique pour le rein du côté opposé et qu’elle n’a aucune action élective particulière. MM. Pettit, Bierry et Schæffer, dans leurs dernières expériences, sont arrivés à des conclusions semblables. Il n’est pas d'organe un peu sensible qui ne soit défavorablement impressionné par les lésions rénales : le cœur et l’appareil circulatoire en première ligne.

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