‹ Néphrectomie et GrossesseChapitre 9 sur 32 · NA QUE · texte numérisé non relu

NA QUE

bonnes nourrices). Dans ces cas, la synergie fonctionnelle du foie et de la mamelle est rompue,le premier fournit trop de glycose tandis que la seconde, encore insuffisamment développée, n’en peut transformer assez : le sucre passe alors en entier dans l'urine.

Il y a également une lactosurie ante parlum observée dans tous les cas par Porcher. Généralement discrète, elle ne va guère au delà de 2 grammes par litre. Cette lactosurie est fonction en quelque sorte de la tension du lait dans les sinus galactophores: elle ne s’observe bien que lorsque la sécrétion colostrale est bien évidente.

Dans les suites de couches, la lactosurie est la règle. Elle se produit dans deux conditions :

1° Quand le lait sécrété n’est pas entièrement utilisé, ce qui a . cependant toujours lieu les premiers jours de l’allaitement ;

2 Quand le lait produit un excès de glucose, ce qui, nous l'avons vu, entraîne la lactosurie. .

M. Bar, qui a repris cette question, souscrit en partie aux conclusions de Porcher, mais se demande, si, comme on a tendance à l’admettre, l’apparition spontanée du sucre dans l’urine doit être considérée comme le témoignage d’une défaillance du foie, d’un état qui est par conséquent, déjà pathologique ? |

Pour la plupart des auteurs, glycosurie d’un côté, diminution de l’urée de l’autre, sont deux témoignages d'insuffisance rénale ; Mie Lévy, dans sa thèse, insiste sur la fréquence de cette glycosurie, dans les cas où la cryoscopie lui a montré réalisé le type d'insuffisance rénale.

M. Bar, malgré certaines réserves, interprète différemment les faits.

La diminution d’urée urinaire est la conséquence de la rétention d’azote,emmagasinée pour le fœtus ; et s’il y a moins d’urée formée, c’est qu’une partie de l’albumine qui devrait, en se segmentant, aboutir à la formation d’urée, est dérivée vers le fœtus.

La limite abaissée de la glycolyse, serait pour lui, la conséquence d’une adaptation de l’organisme maternel à des besoins nouveaux.

Il existerait une véritable glycémie physiologique, qui, propre à la grossesse mériterait vraiment le nom de glycémie gravidique.

Urobiline et chromogène.— La recherche méthodique de l’uro-

Page 1