‹ Néphrites hydropigènes: Sans insuffisance uréo-sécrétoireChapitre 13 sur 31 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Remarques relatives à la mesure de la viscosité sanguine dans les néphrites hydropigènes

Nous n'avons pas l'intention de rechercher la signification de la viscosité sanguine dans toutes les formes du mal de Bright, mais d'exposer les résultats quenous a fournis cette mesure chez les hydropigènes étudiés spécialement dans ce travail. Parmi les facteurs de la viscosité sanguine, il en est un qui nous intéresse particulièrement à cause de ses variations au cours des œdèmes : nous voulons parler de l'hydrémie, c'est-à-dire de laugmentation de la teneur du sang en eau. L'hydrémie, véritable œdème du sang, a élé signalée par de nombreux auteurs dans les affections rénales et les travaux de Lœper, Strauss, Chiray, Widal, Benard et Vaucher en ont précisé la signification. Récemment, A. Marlinet a montré l'importance clinique de l’hydrémie et il appliqua la mesure de la viscosité sanguine à la détermination de la dilution sanguine.

La méthode qui permet d'apprécier l'hydrémie avec la plus grande exactitude consiste dans la pesée des albumines du sérum ou dans l’évaluation des albumines par la réfractométrie. Or, les variations de la viscosité sanguine sont sensiblement

\proportionnelles aux variations de la quantité d’albumines du sérum (Rabuteau). La viscosimétrie ne peut constituer une - méthode de dosage des albumines du sang, une mesure exacte de l'hydrémie. Mais dans le cas où l'anoxhémie (c'est-à-dire la surcharge du sang en acide carbonique) fait défaut (états asphyxiques par exemple), la mesure de la viscosité sanguine per-

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