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drémie avec l'élimination des chlorures et le poids chez les hydropigènes. Ils ont constaté l’hypoalbuminose et la dilution sanguine au Cours de toutes les néphrites avec œdèmes; la chute du poids et la déchloruration qui accompagnaient la dis- ; parition de l’æœdème se traduisaient par la disparition de l’hydré- - mie ou le retour à une concentration sanguine voisine de la normale.
La mesure de la viscosité sanguine nous a permis des constatalions analogues et il semble bien que le facteur dont les
» Variations ont entrainé les variations de la viscosité chez nos hydropigènes soit bien le facteur hydrémie. S'il n’est pas seul
, en jeu et si une mesure de viscosité n’est pas une mesure exacte de l’hydrémie, elle permet cependant une approximation dont on puisse légitimement tenir compte.
Ainsi l'étude de la viscosité sanguine au cours des néphrites, et chez les hydropigènes en particulier, permet d'établir quelques faits intéressants au point de vue de la pathogénie des œdèmes. Une viscosité basse doit faire penser à l'hydrémie, traduction d’une rétention hydrique liée soit à une insuffisance isolée de la sécrétion aqueuse, soit, dans la majorité des cas, à la rétention combinée de l’eau et des chlorures. Chez un hydropigène dont le poids augmente, l'absence d’une baisse permanente de la viscosité permet d’écarter l'hypothèse d’une hydratation profonde (Obs. T).
Nous avons insisté sur l'intérêt de Ja notion d’hydrémie dans l'interprétation du taux de l’urée ou du chlorure dans le sang.
Martinet a montré d'autre part l’importance de la comparaison des tensions artérielles et de la viscosité sanguine et la signification fâcheuse, au point de vue rénal, de l’abaissement absolu ou relatif, par rapport à la tension différentielle, de la viscosité sanguine.
| On connait bien l'influence favorable de la réduction des * liquides sur l’oligurie des œdémateux cardiaques ou rénaux. x Chez ces malades, une ingestion abondante de boisson entraine souvent une diminution de la diurèse ; la réduction des liquides s'accompagne, au contraire, d’une diurèse supérieure à la ration
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liquide et, parfois, favorise de véritables débâcles urinaires. On comprend le danger des boissons abondantes chez les œdémateux oliguriques dont la viscosité est basse : Ces sujets présentent, outre l'œdème du tissu cellulaire, un véritable œdème du sang qui est surchargé en eau. Chez ces malades, « l'élévation de la ration liquide se traduira souvent par une réduction de la diurèse, un retard tout au moins de l'élimination, avec élévation de la tension artérielle et diminution de la viscosité sanguine par pléthore hydrémique. En somme, une aggravation de l'état pathologique » (Martinet). Aussi Martinet lient-il compte de la viscosité sanguine pour établir les règles suivantes au sujet de -la ration liquide : «Les hypertendus à viscosité élevée (pléthoriques sanguins) peuvent et doivent boire assez abondamment : 2 litres à 2 litres 1/2, et même plus. Les hypertendus à viscosité basse (artério-scléreux hydrémiques) ne peuvent et ne doivent boire que modérément ». Ces règles trouvent une application pratique dans le traitement des affections rénales, qui s’accompagnent si souvent d'hypertension et de troubles de la viscosité.
Une viscosité anormale est la signature d’un déséquilibre des fonctions régulatrices qui maintiennent constante à l’état normal la composition du sang. Les systèmes cardio-vasculaire et rénal sont les déux facteurs principaux sur lesquels devra porter notre action.
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