BRAS LA
Dates Vol. d’urines Chlor. ingéré Chlor.excrété Tensions Vs. Poids 29 avril.. 11.800 1àa2gr. » gr. 40 16-10 4,2 63*:550 30 avril.. 41. 250 12 gr. 1 gr. 30 16-12 3,1 6%4:150
nas" 12 gr. 12 gr. 62 19-43 SOC
2 mai... 21.250 12 gr. 20 gr. 25 17-13 4,1 63800
Les tensions, la viscosité, le poids ont été mesurés, au matin, le 30 avril, 1° mai, 2 mai, 3 mai; ils correspondent à l'élimination chlorurée du 29 au 30, du 30 au 1”, du 1” au 2, du 2 au 3, pour une période de vingt-quatre heures, les urines étant recueillies de huit heures du matin à huit heures du matin le jour suivant.
Dans ces conditions, nous relevons les faits suivants : Le premier jour d’épreuve de chlorurie alimentaire, il s’est produit une rétention chlorurée de 5 grammes environ. Cette rétention
entraine une élévation de la tension minima, une baisse de la
viscosité, une augmentation du poids. Le jour suivant, l’élimination compense l’ingestion, mais il reste encore près de 4 grammes de chlorures dont l'excrétion ne s’est pas effectuée. Les deux tensions s'élèvent ; la viscosité baisse ; poids stationnaire. Du 2 au 3 mai, il se produit une décharge chlorurée et la rétenlion disparaît : /a tension maxima diminue, la minima est stalionnaire; la viscosité augmente et le poids diminue légèrement.
Le 4 mai, nous trouvions comme valeurs de tensions 17-12. Viscosité, 4,5. Poids, 63 kil. 300.
Ainsi chez ce malade la félention chlorurée s’est accompagnée : 1° D'une élévation de la tension artérielle, qui a porté d'abord sur la minima. puis sur la maxima; l'hypertension minima est apparue la première et a disparu (en partie) la der-
‘ nière ; 2 d'une baisse de la viscosité sanquine et d'une augmen-
lation de poids; ces variations nous paraissent liées à une rétention hydrique secondaire à la rétention chlorurée ; celte infiltration, accusée par la balance, ne s’est pas accompagnée d’œæœdème appréciable du tissu cellulaire, il s’est agi probablement de pré-æœdème, avec hydrémie.
Ces modifications, que nous avons pu réaliser expérimentale-
LS DE ment, surviennent au cours des néphrites hydropigènes. Il est difficile de dissocier les effets de la rétention du chlorure et de l'hydrémie sur la tension artérielle. Dans notre cas, l'augmentation de la charge permanente des artères, dont témoigne l'élévation de la minima, peut provenir de l’hydrémie liée à l’accumulation saline. Il est d’ailleurs fréquent de voir chez les hypertendus hydrémiques la coexistence d’une baisse de la minima, et d’une élévation de la viscosité sanguine (par diminution de lhydrémie). C’est ce qui s’est produit chez notre sujet, et de même au cours de la disparition des œdèmes, dans les Observations I et IE.
Quel que soit d’ailleurs le mécanisme de l’hyperlension artérielle au cours de la rétention chlorurée, il suffit de tenir compte en pratique de l'action hypertensive du chlorure de sodium retenu dans l'organisme d'un néphrilique.
Chez l'œdémateux dont la tension minima s'élève, et qui
compense cette surcharge vasculaire par des systoles plus
vigoureuses, l’on'assiste à une élévation parallèle de la maxima. Si le supplément de travail cardiaque imposé par l’œdème n’est pas toléré, la tension maxima reste en panne et l’insuffisance cardiaque s’installe. C’est ce qui s’est produit chez la malade de l’Observation VI: nous trouvions chez cette femme, asystolique, comme maxima, 21, et comme minima, 48. La pression variable (Mx — Mn) était seulement égale à 3 centimè tres de Hg.
La mesure de la pression variable et sa comparaison avec la minima permettent d'apprécier la part de l'insuffisance cardiaque dans la production des œdèmes des brightiques. Lorsque l'hydropisie reconnait une origine rénale, sans prédominance du facteur cardio-vasculaire, la pression variable est en rapport avec l'élévation de la minima, grâce à l'élévation parallèle de la maxima réalisée par un accroissement de l'énergie cardiaque.
Si l’œdème s'installe à la faveur d’une insuffisance cardiovasculaire, la pression variable diminue. Cette chute de la pression variable se produit de diverses façons : 1° Il peut s'agir d'une augmentation de la minima, sans élévation paral-