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La recherche de la tension artérielle nous a montré la fréquence de l'hypertension dans les néphrites hydropigènes et l'action hypertensive de la rétention hydro-chlorurée. Autant il nous parait dangereux de vouloir à tout prix faire tomber l'hypertension des néphrites latentes sans troubles de la sécrétion rénale, autant il nous parait utile d’agir sur l'hypertension provoquée ou exagérée par une rétention hydro-chlorurée. La réduction des liquides, une restriction des chlorures éviteront le plus souvent une aggravation de ces troubles de sécrétion. Favorisant la décharge hydro-chlorurée, cette diététique débarrassera le néphritique d’un élément RER qui peut compliquer le tableau clinique.
Un sujet dont le système cardio-vasculaire est en bon état peut supporter la poussée hypertensive qui se manifeste au cours d’une néphrite hydropigène. Mais la tolérance n’est pas toujours parfaite et, parlois, l'insuffisance cardiaque complique
la néphrite et le « danger est au cœur ». Dans ces formes de
néphrite hydropigène, sans imperméabilité uréique, vraiment « toxigène » (Achard), ce sont surtout les accidents mécaniques qui commandent le pronostic. Il importe alors de diminuer la surcharge artérielle (saignée, lavements purgatifs, théobromine, réduction des liquides et, parfois, évacuation des œdèmes à l'aide des tubes de Southey) et de relever la tension artérielle (maxima) à l'aide des toni-cardiaques. Chez les hydropigènes avec bonne perméabilité rénale, la digitale aura de bons effets au cours des accidents d’asystolie car, « administrée correctement à un asystolique ou à un hyposystolique, elle abaisse toujours la tension minima, elle augmente à l'ordinaire la dilférence entre les tensions maxima et minima » (Martinet).