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Chlorures Urines - en Nacl -
, 12 novembre, sans modification de régime); elle n’était pas provoquée . par une reprise de l’hydratation : l'absence de rétention chlorurée et de baisse marquée de la viscosité sanguine nous rassuraient à cet égard.
La viscosité sanguine faible au début a subi une élévation nette, en
Rare
LEQUte même temps que s'effectuait le retour à l'équilibre chloruré et que disparaissaient les œdèmes. Cependant la disparition des œdèmes avail précédé le retour de la viscosité à des valeurs normales ; il semble qu’il y ait eu dans ce cas un œdème du sang, plus persistant que l’æœdème interstitiel cliniquement appréciable.
La tension artérielle a varié lentement, et la minima restait fixe tandis que la maxima se modifiait légèrement. Puis les deux tensions baissent nettement et le régime de tension devient celui que nous constaterons sans grands changements du 21 octobre au 2 décembre (départ du malade) : Maxima, 15-18; Minima, 11-10.
Nous savions déjà que le malade ne faisait pas d’hyperazotémie au cours des accidents de sa néphrite hydropigène. Afin de mesurer d’une manière plus exacte la perméabilité rénale à l’urée, nous avons attendu le retour à un équilibre parfait quant à la diurèse et à l’excrétion des chlorures.
Le 10 novembre, prélèvement simultané de sang et d'urine. En une heure on recueille 107 ce. 5 n’urine.
Ur = 0 gr. 43 C = 25 grammes K = 0,048
Il w'existe donc pas d'insuffisance uréo-sécrétoire ; la ‘perméabilité rénale à l'urée est, au contraire augmentée.
Du 12 novembre jusqu'à son départ, le malade a été mis au régime ordinaire ; durant la première semaine de ce retour au régime azoté, l'alimentation a élé peu salée, puis la teneur en chlorures a été celle du régime ordinaire de l’hôpital (12 à 14 grammes). Nous avons surveillé l’excrétion des chlorures ; sauf une légère rétention les SAONE jours, l'élimination s’est poursuivie normalement.
A son départ, le malade pesait 60 kil. 300. Il n’y avait pas de traces d’œdème ; la viscosité sanguine (4,3) était normale, mais on constatait une légère hypertension minima : Mx, 16; Mn, 11.
Pas de bruit de galop.
OsservarioN IV (PERSONNELLE)
Jeanne L..., dix ans, entre à l'hôpital des Enfants, dans le service du docteur Dans le 26 août 1912, pour œdème pulmonaire et asystolie.
NT
Antécédents héréditaires. — Cette enfant a perdu trois sœurs (tuberculose pulmonaire, convulsions, choléra infantile) et un frère (bronchopneumonie). Un autre frère est vivant et il est encore en traitement pour eczéma et kérato-conjonctivite.
Antécédents personnels. — Née à terme; allaitement mixte jusqu’à un an. À quinze mois, gastro-entérite; à quatre ans, scarlatine. En février 1912, rougeole sans complications. À
Histoire de la maladie. — Cette enfant a été présentée à la consultation de l'hôpital en août, parce qu'elle toussait pendant la nuit. Cette toux devient incessante dans la nuit du 25 au 26: elle s'accompagne de
Re dyspnée vive eb d’expectoration spumeuse et rosée. Le 26 au matin la petite malade est admise d'urgence à l'hôpital, salle 17. Elle est reprise,
‘ sitôt couchée, par une toux continuelle, avec expectoration rosée; on est frappé par la bouffissure du visage et l’œdème marqué qu’elle présente aux extrémités. Les parents, interrogés, ne savent fournir des renseignements précis et déclarent que depuis un mois l'enfant a eu parfois les jambes enflées.
La malade examinée se présente en état d’asystolie avec œdème du poumon. Le pouls est faible, rapide (130) et presque filant par moments. Respiration précipitée (60 mouvements à la minute). Température, 37°6.
Les urines, examinées, renferment 2 grammes d’albumine par litre. Le volume par vingt-quatre heures est 0 lit. 200.
Sous l'influence du traitement (lavement purgatif, ventouses scarifiées, cardio-toniques, diète hydrique, puis régime lacté), les symptômes s’amendent. Chute parallèle du pouls et de la température, disparition de la dyspnée. Augmentation de la diurèse et diminution de l’albumine (0 gr. 10 le 6 septembre). L’auscultation du cœur révèle alors l'existence d’un frottement péricardique au voisinage de l’orifice aortique. L'amélioration continue progressivement, et au bout de trois semaines l'enfant commence à se lever.
Depuis lors, sa santé a été assez bonne; toutefois, l’albumine appa-
raît par intermittences dans les urines, son taux n'ayant jamais dépassé 0 gr. 45 pour 1.000. De temps en temps, le cœur fléchit légèrement,
” sans cause apparente, et pendant deux à trois jours le pouls faible,
» irrégulier, s'élève à 120 pulsations par minute.
LA
Lacour