ANATOMIE PATHOLOGIQUE
En raison de la rareté de la néphrite mélitococcique et : de sa bénignité relative, on ne oUve pas dans la littérature de nécropsie. Maïs la symptomatologie sinon semblable, du moins parallèle, et les examens de laboratoire analogues nous permettent de nous baser sur les données nécropsiques fournies par les ES polyviscérales, et les hépatonéphrites
mortelles.
Lésions macroscopiques.
Les reins sont considérablement augmentés de volume. Leur poids est très élevé (700 à 800 grammes). A l'ouverture,
- op trouve de nombreux foyers hémorragiques qui confluent,
aboutissant à l’infarctus d’une partie plus ou moins importante de l'organe.
Les lésions sont bilatérales, lun des reins pouvant être plus infarci.
Il n’y a pas de sclérose rénale,
L'examen nucroscopique.
Doit porter successivement sur les éléments nobles du
rein et les tissus interstitiels.
Eléments nobles : les lésions glomérulaires sont de loin
les plus importantes, Il y à congestion d’où dilatation de la
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capsule de Bowmann et diapédèse leucocytaire dans les voies excrétrices (c’est ainsi que l’on retrouve des leucocytes et des hématies dans le culot de centrifugation urinaire).
A un stade plus avancé, on est en présence de lésions qui intéressent l’épithélium glomérulaire : ce sont des phénomènes de prolifération, générateurs de sclérose.
Au niveau des tubes contournés, on trouve une dégéné-
‘rescence grauleuse et vacuolaire des épithélia ce qui ne pré-
sente aucune signification pathologique nette.
Les tubes ont leur lumière élargie et les cellules qui la bordent sont diminuées de hauteur, phénomène banal qui, pour OBERLING est un réflexe qui se produit même dans le cas polyurie physiologique.
Les nécropsies n’offrent donc aucune lésion typique de tubulite, ce qui concorde avec le fait que lon trouve exceptionnellement dans les urines des cylindres granuleux ou épithéliaux.
Tissus interstitiels : le tissu confonctif est le siège d’un œdème plus ou moins marqué et d'un processus congestil important, signé à son début par un infiltrat du type lymphocytaire.
Les libres élastiques sont intactes, il n’y a pas de prolitération hbreuse, pas de sclérose.
Les lésions vasculaires vont produire linfarctus de l’organe par un double mécanisme : obstruction de la lumière des plus petits vaisseaux et en amont de cet obstacle infïltration des parois des artères de moyens calibres, d’où diapédèse et congestion des tissus interstitiels.
La lésion rénale élémentaire porte donc sur le glomérule, la participation des tissus interstitiels du rein reste un phénomène secondaire, nous sommes en présence d’une glo- .mérulo-néphrite congestive.
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