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nileste à la suite d’un coup, d’une chute ; l'intensité du choc n’a que peu d'importance : le plus souvent il s'agit d’un choc léger, minime. Les déviations sont de plusieurs ordres suivant que la contraction frappe tels ou tels muscles. La scoliose peut exister seule avec ou sans rotation du corps des vertèbres ; elle s'accompagne assez souvent d’un certain degré de cyphose (GRANCHER, LANDRY, MirAL- LIÉ). La déviation occupe une grande étendue de la colonne vertébrale, la contraction des muscles immobilise toutes les articulations des vertèbres : la déformation est surtout lombaire, la déviation primitive siège à cette région.
Dans la névralgie sciatique, la scoliose a été signalée en 1886 par ALBERT, NicorAponr. BABiNskI en a publié cinq cas en 1888. GusseNrauUER en relate cinq cas personnels en 1890. Depuis, de très nombreuses publications ont eu trait à cette question (HarrioN, BRUNELLI, Lamy, 1891 : FRaANçoN 1893, PauLpiN 1895, etc...)
La scoliose est un phénomène à peu près constant dans la sciatique. PauLpix l’a vue manquer une seule fois sur quatre-vingt-trois malades. L'ensemble symptomatique est toujours le même ; il s’agit le plus souvent d'hommes qui ont souffert pendant plus ou moins longtemps, des semaines, des mois ou même des années, de névralgie sciatique. L’inclinaison de la colonne vertébrale survient tantôt peu à peu, tantôt tout d’un coup.
Les affections douloureuses des ovaires et de l'utérus peuvent s'accompagner de déviations du rachis.
Dans deux cas, REDARD a noté une inflexion latérale du rachis lombaire, très prononcée. persistant pendant plusieurs mois, chez des jeunes filles atteintes de métrites dou-
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loureuses, avec dysménorrhée et métrorragies, et qui ne présentaient aucun symptôme d’hystérie. Le traitement et la guérison de laffection utérine ont été suivis de la disparition de la déviation rachidienne.
Scolioses réflexes d'origine rénale.
Les déviations de la taille d’origine rénale surviennent surtout chez les enfants, principalement vers l’âge de douze à quatorze ans, alors que la colonne vertébrale n’est pas encore arrivée à son complet développement et tend à s'infléchir sous la moindre influence. On peut les rencontrer également chez les tous jeunes enfants et chez les adultes. Elles sont aussi fréquentes chez les filles que chez les garçons.
REparp a observé plusieurs fois des scolioses chez des employés de chemin de fer, scolioses faisant leur apparition à la suite de contusions rénales.
C’est principalement à la suite d'accès de coliques néphrétiques que ces déviations ont été notées. "Besson dans sa thèse en publie six observations.
KirmissoN (Manuel de pathologie externe) dit avoir observé € un jeune homme chez lequel, à l’âge de 7 ans, la néphrite s'était accompagnée d’une flexion latérale du rachis qui avait élé prise pour une scoliose incurable. Au contraire la guérison de l'affection rénale avait amené un redressement complet de la colonne vertébrale. »
PauLer, en 1877, a communiqué deux cas à la Société de chirurgie de Paris. Dans le premier eas il s'agissait d'un
enfant de douze ans qui se plaignait fréquemment de dou-
SE leurs de ventre -et surtout de reins. La colonne vertébrale semblait s’incurver légèrement, Les phénomènes douloureux, la scoliose dorsale et la saillie de la premiére apophyse épineuse lombaire, firent longtemps hésiter avec un mal de Pott.
L'examen des urines permit à Paulet et Verneuil de poser un diagnostic. II s'agissait d'une lithiase urique, et les vives douleurs dont l'enfant se plaignait de temps à autres, n'étaient que des coliques néphrétiques. Après un traitement approprié, l'amélioration ne se fit pas attendre. Deux ans après la guérison ne s'était pas démentie; la taille s'était redressée, les douleurs rénales n’avaient plus reparu. #
Dans le deuxième cas (communiqué à PAULET par le docteur BLocn, il s'agissait d’un enfant, âgé de 11 ans, qui présentail une déviation de la colonne vertébrale vers la gauche, avec saillie des deux dernières apophyses épineuses dorsales et qui fut d'abord traité pour un mal de Pott. Bloch et Paulet constatèrent que la pression sur les vertèbres n’était pas douloureuse. La douleur était au contraire augmentée par la palpation des reins, surtout du rein gau che. Le petit malade fut alors traité pour une lithiase urique. Bientôt, avec uné amélioration sensible, coïncidait le redressement de la colonne vertébrale.
Besson, ,dans sa thèse, rapporte une observation de MarqQuEzŸ, de déviation latérale de la colonne vertébrale survenue, au cours d’une lithiase rénale, chez un enfant de quinze ans, persistant pendant deux mois et disparaissant avec le traitement des accidents douloureux de la lithiase. La déviation de la colonne vertébrale formait une convexité
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gauche. Elle n’apparut pas en même temps que les douleurs, mais dix jours après le début des accidents.
Besson, en 1886, à publié une observation d’abcès périnéphrétique chez un enfant de onze ans, avec crises douloureuses el déviations du rachis, pris pour un mal vertébral de Pott. La guérison fut obtenue après l’incision de l’abcès. La déviation du rachis était sous l’influence d’une contrac üon ou contracture réflexe et momentanée des muscles de la masse sacro-lombaire et des muscles abdominaux. Elle disparut, en effet, au cours de la chloroformisation qui anihilait l'élément douleur, point de départ du réflexe.
Gibney a publié deux cas d'abcès périnéphrétique avec cyphose de la région dorso-lombaire chez un garçon de deux ans et chez une petite fille de dix ans.
M. Dieulaïé, professeur agrégé de la Faculté de Médecine de Toulouse à communiqué à la Société de Chirurgie de Paris une observation de scoliose lombaire chez une femme atteinte de rein flottant, scoliose qui a disparu à la suite de la néphropexie.
Le traitement institué pour empêcher les crises d’uronéphrose de se reproduire, ayant fait disparaitre en même temps la déviation de là colonne vertébrale, il est évident qu'il s'agissail d’une scoliose réflexe.
Cette observationa fait l'objet d’un rapport de M. A. Broca à la Société de chirurgie.