ARTE
trois centimètres. Les fils ainsi placés appliquaient intimement le bord convexe du rein à la paroi abdominale postérieure.
J’employai une aiguille de Hashdorn et du catgut n° 3. Suture des plans musculaires. Suture de la peau avec des crins. Petit drain sous cutané.
Le jour de l’opération, quelques vomissements, agitation. Une injection d’un centigramme de morphine amène le sommeil. Pas de fièvre. Let
Le drain est enlevé le lendemain de l'opération. La malade s’alimente avec du lait et du bouillon le troisième jour, prend des aliments quelconques le cinquième jour.
Elle éprouve toujours une douleur dans Je côté gauche: par la palpation, on perçoit le trajet de l’uretère gauche douloureux. Après l’opération, le volime des urines esi progressivement de 400, 500, 600, pour arriver à 900 centimètres cubes, taux à peu près normal pour cette malade.
Les urines contiennent le lendemain de l'opération des globules rouges et blancs altérés. Le troisième jour elles deviennent claires, tandis qu'avant l'intervention elles étaient troubles.
Les points cutanés sont enlevés le huitième jour.
La douleur persistant, je fis boire à la malade de l’eau de Gantiès à dose d’un litre par jour ; elle constate vite une amélioration. Les douleurs urétérales disparaissent.
Une vingtaine de jours après l’opération: j'explore la colonne vertébrale de la malade ; elle est devenue rectiligne. D'ailleurs par le palper abdominal on ne sent plus la saillie des corps vertébraux à gauche de la ligne médiane.
A l'heure actuelle, quatorze mois après l’opération, le rein est fixé en situation normale. Il n'est pas augmenté de volume, pas douloureux. La malade éprouve des sensations de tiraillement dans tout l'abdomen, elle a souvent du météorisme; ces malaises sont des troubles de ptose intestinale. La malade porte constamment en dehors du décubitus horizontal, une ceinture abdominale. |
La colonne vertébrale est rectiligne.
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Nous reproduisons quelques observations dans lesquels la scoliose réflexe à une origine rénale et résulte du même mécanisme qu'en cas de ptose.
Lithiase urique avec coliques néphrétiques et déviation spasmodique de la taille (Paulet. Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie de Paris, 1871).
A. L..., âgé de 12 ans, enfant délicat, un peu lymphatique, né de parents bien portants (la mère émettait assez souvent des urines très sédimenteuses,. Dans le courant de l’été de 1874, À. L... se plaint fréquemment de douleurs de ventre, d'estomac et surtout de reins ; il maigrit, devient päle, en même temps que sa colonne vertébrale semble s’incurver légèrement. On consulte le docteur B... qui, voyant les yeux de l’enfant cernés et ses pupilles dilatées, soupçonne l’existence de vers intestinaux et prescrit la santonine.
. Le docteur B... ajoute que si la santonine ne détermine pas l'expulsion des parasites, c’est qu'il s’agit non plus d’une affection vermineuse. mais d'un mal de Pott. auquel cas on devra faire cesser à l’enfant toute espèce d'exercice, le condamner au repos absolu et le soumettre à un régime tonique, au lacto-phosphate de fer, etc...
La santonine ne produisitaucun effet et les parents de A. LL... le conduisirent à un de nos plus illustres professeurs qui diagnostiqua une scoliose et prescrivit l'huile de foie de morue, les dragées Rabuteau, le laclo-phosphate de chaux, moyens auxquels devait être ajouté l’usage d’un corset baleiné.
M. Verneuil fut consulté ensuite : il ne constata ni mal de Pott, ni scoliose, mais il ne se prononça pas d'une façon formelle sur la nature de l'affection dans ce premier examen.
Puis ce fut le tour de l'un de nos distingués confrère des hôpitaux, dont l'opinion fut sans doute qu'il s'agissait d’une carie vertébrale, car il prescrivit le repos, un régime fortifiant, l'huile de foie de morue. l’iodure de fer, l’eau de Bussang, les bains sulfureux.