‹ Népomucène Lemercier et ses correspondantsChapitre 13 sur 93 · Cf. Labitte, II · texte numérisé non relu

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éloges qui ne doivent pas déplaire à Lemercier, alors grand ami de Bonaparte : après les préliminaires de Leoben, Edon écrit, de Glagenfurt-en-Carinthie, le 4 floréal an V (28 avril 1797) : « C'est la paix qui finit la réputation de Buonaparte. Il est actuellement celui sur qui se tournent tous les regards... St on nom esprononcé dans toutes les parties de Tltalie et de l'Allemagne, et tous le vénèrent comme un génie extraordinaire... Toutes les actions dont j'ai été témoin me font regarder ce général comme un des plus grands hommes de ce siècle. » Nouvelle lettre le 1 2 messidor (3o juin) : « Mad" Buonaparte est toujours au château de Montebello à trois lieues de Milan. M. de Clark, M. de Gallo et le général en chef y sont toujours ; aussi est-on convenu d'appeler cet endroit la Cour. » Un Jacobin plus convaincu que Lemercier pourrait commencer à s'inquiéter, mais Lemercier est-il un Jacobin ? Il se contente d'être républicain et d'aimer l'ordre ; aussi dut-il lire sans déplaisir la lettre que Edon lui envoyait de Milan le 7 thermidor (26 juillet) : « N'es-tu pas d'avis que le Général a bien fait de faire l'adresse à son armée par laquelle il assure que les soldats sont prêts à repasser les montagnes pour aller punir les contre-révolutionnaires qui veulent détruire notre nouvelle constitution. L'esprit du soldat et surtout des officiers est furieusement monté contre les royalistes. » Lemercier pourra donc voir, sans la moindre inquiétude pour la liberté, revenir en France son excellent ami le général Bonaparte.

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