Monileur An 28 octobre 1807, p. ii
2. Sur CCS poèmes, l'Allanliade, Moyse, Homère, Alexandre, qui, dans sa pensée, formaient un tout, une espèce de tétralogie épique, cf. Jullien, Histoire de-la poésie française, etc., I, 271 et suiv.
Le siècle qu'illustra l'analyse française, Décomposant les rois prouve qu'ils n'étaient rien. En les recomposant, celui-ci, non moins Lien Le prouve cncor par la synthèse.
Peu de poètes nous donnent autant que Lemercier l'impression d'un beau talent gâché à plaisir. Pourquoi avoir écrit autant de vers durs, prosaïques, plats, ou ridicules, quand il était capable de dire, dans une traduction de rOde à Postumus :
En vain fuit-on de Mars les arènes sanglantes Ou l'horreur du naufrage au sein hurlant des mers.
Pourquoi surtout tant de poèmes illisibles, après avoir forcé le jaloux Lebrun à écrire sur la marge d' Homère : « Or pur » ' ?
La véritable vocation littéraire de Lemercier n'était pas là ; les poèmes épiques ou j)hilosophiques n'étaient chez lui qu'un dérivatif de la veine dramatique. Nous pouvons donc laisser de côté son Moyse et le reste, pour voir quelle place le théâtre prend dans la vie de Lemercier de i8i5 à i83o.
Sa scène préférée c'est l'Odéon. Il l'aime assez pour en écrire l'histoire d'après des documents inédits ^ Chose curieuse, le monde officiel profite des loisirs de la vie administrative pour lire le livre avec intérêt. Le ministre