‹ Népomucène Lemercier et ses correspondantsChapitre 28 sur 93 · LaBITTE, II · texte numérisé non relu

LaBITTE, II

disputent pour la distribution des rôles ; le 8 janvier 1820 Clovis paraît enfin, et disparaît bientôt, par suite d'intrigues de coulisses si nous en croyons les amis du poète : le 2 février Roger écrit à Lemercier qui lui a envoyé sa pièce imprimée : « Mon cher confrère, je vous remercie de l'exemplaire de Clovis. Vous venez de tirer des comédiens une vengeance digne de vous. L'impression de votre pièce porte la cause devant le public instruit, et vous êtes bien sûr de gagner la vôtre à ce tribunal. » Repris à la Comédie Française le 7 janvier i83o, Clovis n'a que quatre représentations \

Pour comble demalechance, voici la censure qui reparaît, à propos de la Démence de Chatoies VI : le litre étant évidemment sujet à caution, Lemercier supprime ce qui peut offusquer le pouvoir, et présente simplement « Charles VI ». Pour plus de prudence, il songe à se faire recommander ; il s'adresse à son ami le duc de Fitz- James qui, un peu perplexe, lui répond : « Mon cher Le Mercier, je voudrais bien donner un bon coup d'épaule à ce pauvre Charles VI ; mais comment se faitil qu'il ait encore besoin de ma faible assistance, puisque vous lui avez ôté sa démence... Cette bonne dame censure... n'aurait-elle conservé sa rigueur que pour vous, et Charles le Bon Roi de France ? — Nous avons un autre Charles et un autre Bon Roi de France qui n'a pas les idées aussi étroites que MM. Lourdoucix et Co... -. Que

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