SouBiES, Tableaux, etc
SouRiAu. — Nép. Lem. 8
justice au mérite de Lemercier : « l'Académie Française avait présenté pour la chaire de littérature l'un de ses plus honorables membres, M. Lemercier, poète brillant malgré ses chutes, et critique éminent malgré le dérèglement de la plupart de ses oeuvres \ » Pour éviter au ministre toute hésitation, le Corsaire publie un article enthousiaste en faveur de son collaborateur : « le public, dont l'opinion devance toujours les actes de l'autorité, a désigné Népomucène Lemercier ; l'Institut, représentant la littérature tout entière, est mù par une considération générale. Son choix, qui est d'un poids immense, s'est fixé à l'unanimité sur M. Lemercier. C'est épargner à M. le ministre Guizot toute incertitude. Certes le jeune candidat désigné par une partie du Collège de France, quel que soit son mérite, et M. Ampère en a beaucoup, se trouvera assez flatté de la concurrence pour voir sa défaite sans amertume. »
Lemercier qui, en iSi^, s'était déjà effacé en pareil cas en faveur de Ginguené, et qui avait eu le désagrément de voir qu'on nommait « le petit conteur Andrieux », ne s'effaça pas cette fois, et eut le désappointement d'apprendre que Guizot nommait Ampère, fort bon choix du reste.
Forcé de revenir « à ses chères études », et dégoûté du théâtre, Lemercier songe un instant à cultiver le roman ; naturellement, là comme en tout, il tâche d'innover : il rêve quelque chose comme des mélodrames en feuilleton. Au Mss. GCXLVII nous trouvons le sommaire