LA MORT DE LEMERCIER
tention d'être un homme positif, et comme il réduit tout en système, il va plus loin qu'un autre et d'une manière plus brutale. M. Lemercier systématisait bien quelquefois, mais pas de cette façon- là. Son moi était beaucoup plus intellectuel. » Quelque temps après, le i5 juillet i845, M™" Tastu se donne la joie d'apprendre à M"" Lemercier, alors en Normandie, une mésaventure qui vient d'arriver à Victor Hugo. Le successeur de Lemercier est bon à pendre parce qu'il relègue dans l'ombre tous les représentants du néo- classicisme expirant. Que de rancune, que d'antipathie contre Hugo dans ces notes de M"'' Lemercier sur la vie de celui qu'elle aimait tant : « Mon père n'est point le chef de l'école littéraire nouvelle... Il n'a point voulu ouvrir de route inconnue : il marché selon sa volonté, sans dire à personne, suivezmoi, et sans accepter ceux qui se sont figurés qu'il les suivait. Le vrai fondateur du réel romantisme est M. de Chateaubrian ^ à tous seigneurs tous honneurs ^. Mon père est seul et restera seul. »