‹ NéronChapitre 119 sur 205 · Esse aliquos mânes, et sabterranea régna · texte numérisé non relu

Esse aliquos mânes, et sabterranea régna

Et conluin, et stygio ranas in gurgite nigras.

■ Net pueri crcdunt.

Juvésal. Satire, H, vers H9.

i. Keligionum cusqucquaque contemlor, prætcr unius deæ Syriæ. liane mus ita sprevil, ut urina conlaminarcl. Stères*. Néron, chap. lvi.

par la droiture du cœur. Il est encore un moyen d’obtenir un peu de calme, c’est l’ignorance profonde et l'entière dépravation qui donnent le repos de l’abrutissement. •

La plupart des hommes en étaient là, quand les premiers éclairs delà révélation, déchirant les ténèbres du paganisme, apprirent aux nations leurs turpitudes et leurs crimes. Le christianisme avait pu se produire sans danger dans la confusion des systèmes de religion et de philosophie que les Césars voyaientavecindifférence. L'administration paternelle deClaude et la politique libérale de Néron permirent à Pierre, à Paul et à leurs coadjuteurs de convertir un peuple à la loi nouvelle. Jésus-Christ fut annoncé dans le prétoire et dans les quatorze régions; Rome et César ne pouvaient plus ignorer le nouveau dieu. Aussitôt toutes les erreurs se réunirent contre sa divinité et, dès qu’ils furent connus, les chrétiens n'eurent que des ennemis.

C’étaient d’abord les Juifs, accusés d’avoir crucifié le Juste. Ils étaient excités par leurs frères de Judée qui avaient déjà commencé la persécution en lapidant Étienne et en décollant Jacques, premier évêque de Jérusalem. Poppée les protégeait spécialement : ils l’associèrent à leurs haines. Simon le Magicien, qui était alors en crédit à la cour de Néron, n’hésita pas à noircir de ses calomnies ceux qui l'avaient repoussé avec mépris. Ajoutez aux Juifs et aux hérétiques les apostats comme l'ouvrier en cuivre Alexandre, dont saint Paul se plaint amèrement*. Beaucoup d'entre les païens embrassaient le christianisme, par amour de la nouveauté, pour l'abandonner bientôt après. Rien n’était plus facile en effet que de se moquer des dieux et de leurs prêtres; mais rien n’exigeait plus

I . Première Epitre à Timothée, cil lit, vers 20. — Ueuiiiine Epitre ù Timothée, ch. iv, vers t.

VIE DK NÉRON

i.ii

d'efforts el d'empire sur soi-mème, que d'iHre humide, chaste et dévoué. Tous ceux qui se reliraient du christianisme par impuissance haïssaient mortellement une religion qui leur avait donné la mesure de leur lAcheté.

Il est amer de penser que dans cette grande circonstance le génie des philosophes et des historiens n'ait pas été plus clairvoyant que la cruauté des scélérats, et que Tacite ait écrit làdessus pour la postérité comme Tigellin parlait à Néron. Quant à Sénèque, qui bien certainement a vu saint Paul et connu la religion nouvelle, il traita l’Église naissante comme le proconsul avait traité son divin fondateur : il fut le Pilate du christianisme. Mais s’il n’osa pas défendre les chrétiens. Tacite eut l'odieux courage de les attaquer. D'après lui les chrétiens sont des misérables abhorrés pour leurs infamies; leur culte est une superstition exécrable; ils sont convaincus de haïr l'humanité. On les reconnaît coupables de tous les crimes et dignes de tous les supplices * .

A de telles accusations, Néron dut reconnaître les auteurs du grand incendie et il n'hèsita pas à les punir. Le peuple apprit a vec une joie féroce que les chrétiens allaient être livrés aux plus cruels supplices. Cette grande immolation de plusieurs milliers d’innocents fut un attentat tout romain qui enveloppa dans la même complicité le peuple et le sénat, les grands esprits et le vulgaire. À bien considérer le fond des choses, Néron est le seul dont la conduite puisse être expliquée. Il savait que la superstition nouvelle faisait des prosélytes, surtout parmi les classes infimes de la société. On lui dérobait sa chère populace qu’il aimait tant, on diminuait d’une

I. tir go, abolemlo rumori N'ero subdidil reos, el <f uesili^simis pienis aflecit 411 us, |wr flagitia invi.os, vulgus cbrlstianus appollabat. Tai.uk. Mit., bv. XV, cli. xliv.

immense multitude le nombre de ses partisans les plus dévoués.

Peut-être aussi fut-il instruit alors des conversions que Paul avait opérées jusque dans son palais. Les chrétiens de la maison de César, dont l’apôtre envoyait les salutations aux habitants de Philippes, furent livrés sans doute par quelque délateur et Néron vit son palais et sa famille envahis par la contagion. Il poursuivit donc les chrétiens avec l’emprçssement d’un homme heureux de se justifier et de donner satisfaction à l’opinion publique. On les arrêtait par troupes pour les jeter dans les cachots, et les prisons de Rome en étaient remplies. Il n’y avait pas là de procès à instruire pour savoir s’ils étaient coupables d'un crime. L'esprit public était contre eux; on leur appliquait cet odieux jugement par l'opinion, éternel •instrument des scélérats contre les plus irréprochables. Rien n’éjait plus facile que de se justifier en adorant les dieux ; mais la primitive Église compta bien plus de fidèles que d'apostats. Ils se vantèrent d’êlre chrétiens, et ce mot suffit à la condamnation du plus grand nombre. On allait donc largement pourvoir aux jeux cruels du cirque et la curiosité du peuple aurait un aliment nouveau. On réservait une si riche proie aux griffes des lions et des tigres, qu’on ne savait pas si les bêtes pourraient suffire à l’immolation. Ce fut au Palatin et dans Rome une grande question de savoir comment on s’amuserait à voir mourir ces quelques milliers d'hommes, et l’on attendit avec impatience le jour où Néron disposerait de leur sort, en artiste, pour faire de leurs tortures un plaisir digne du peuple-roi.

Voilà donc le christianisme violemment intreduit dans l'histoire romaine pour en être, depuis celte époque jusqu’au temps présent, le côté le plus pur et le plus grand intérêt.

Mais quel est ce dieu nouveau qui provoque le dévouement et qui fait descendre l'héroïsme dans la foule? Quelle est cette religion née la première en dehors du cadre de la nationalité? Quelle est cette association d’un ordre étrange qui admet au droit de cité l'esclave avec le maître et le barbare ainsi que le Romain. Il serait imprudent de promettre une démonstration : en pareille matière exposer et raconter suffit. La vérité seule, par son poids, descend au fond des consciences et gagne par sa propre vertu les hommes de bonne volonté.

La divinité de Jésus-Christ, si légèrement niée de nos jours, futreconnue d'abord par les païens eux-mêmes. Quelques empereurs, Tibère le premier, virenldans le crucifié quelque chose de plus qu'un homme. Pour tous les chrétiens des premiers siècles Jésus était Dieu, comme le témoignage de Lucien le prouve '. Il l’était pour Simon le Magicien lui-même, qui affirmait la Trinité et qui reconnaissait l’incarnation du Yerbe.Philostra te, qui voulut opposer ApolIoniusdeTyane à J. -C., fit aussi de son héros un dieu opérant des prodiges. Après Alexandre et César l’humanité n’attendait rien des héros. Elle n’espérait rien des sages après Socrate. Ses défaillances etsa dégradation, qu’elle sentait mieux que nous ne savons les comprendre, lui faisaient désirer et pressentir le rédempteur. Les poètes et les sibylles, les philosophes et les prophètes partageaient l’instinct populaire : c’était un dieu que le monde attendait. Ce fut un dieu qu'il reconnut dans le crucifié, et tous ceux auxquels sa vie et sa mort furent racontées par des hommes qui mouraient pour confirmer leur témoignage, dirent comme le centurion du sépulcre : En vérité, cet homme est fils de Dieu.

I. Ei sèbf., lir. 11, ch. il, de ton histoire. Lient*, ch. Mort de Pérégrir.us .

lxviii, parag. 13.

Ylli DE NERON

Comme il s’est donné pour tel, si on découvrait jamais que Jésus n’est pas Dieu, il serait démontré qu’il ne fut pas même un honnête homme. Rapprochez de sa vie humble, obscure et resserrée, les épopées historiques où se déploie le génie des Alexandre, des Napoléon et des César. Avec les moyens d’action d'un maître d'école, Jésus opère une révolution plus étendue, plus profonde et plus durable que les conquêtes et les changements de règne accomplis par l’épée. Il fut donc plus puissant, plus grand que ces immortels génies. Mais comme on ne peut pas dire qu’il fut un d'entre eux, puisqu’il est tout autre, qu'était-il donc?...

Rien n'est plus grand dans l’homme que la faculté d’aimer et de haïr; l’amour et le dévouement sont le côté divin de notre nature : ils furent toujours le mobile des plus sublimes actions. Eh bien, je le demande, qui aima et qui fut aimé comme Jésus- Christ, duMadeleine à sainte Thérèse et de Pierre à Pie IX? La grande pensée sortie du cœur humain, c’est la divinité de Jésus-Christ; la plus éclatante manifeslatiou de la bonté divine, c'est la rédemption, et I on ne saurait admettre que le mensonge entre pour quelque chose dans ces grands mouvements d’amour. Au moment oq Dieu s’incline vers sa créature pour la sauver, au moment où l'homme s’élève à Dieu par la reconnaissance et le dévouement, ils s’affirment et se manifestent tous deux dans leur vérité la plus absolue.

Quand l'étendard de la réhabilitation se leva sur le monde, quand les proscrits et les déshérités de la société païenne virent apparaître, au moment où ils étaient le plus accablés, ce Dieu fraternel qui s’ôtait fait un supplice de toutes leurs douleurs, la race humaine poussa un grand cri de reconnaissance. Elle reconnut Dieu à son amour, et tous les malheureux se précipitèrent dans ces bras ouverts pour les rece-

voir. La croix est une folie pour les heureux du siècle qui «'•puisent toute leur âme à posséder les richesses, la gloire et le pouvoir; mais ceux qui souffrent et qui ont besoin d'espoir, ceux qui soutiennent le rude combat de la vie, auront toujours devant les yeux la douce image du crucifié, et l'agonie divine où dans un cri suprême il jetait au monde son dernier souflle pour le ranimer.

De l'incontestable divinité de Jésus-Christ découlent l’autorité de l'Eglise cl la suprématie de Pierre. Les Évangiles et les témoignages des premiers siècles du christianisme donnent à ces faits la certitude historique la plus absolue. Pierre est établi chef des apôtres, les Églises patriarcales d'Orient sont fondées par lui, et Home devient le siège de son autorité : jamais la papauté ne fut plus manifeste. Cela fut ainsi, et cela devait être. Un pouvoir divin s'exerçant sur les consciences était indispensable pour fonder une société spirituelle m'i la force matérielle ne devait pas maintenir l'unité.

Ceux qui n'acceptent d’autre règle de conduite que les saints Évangiles interprétés par eux-mèmes, oublient imprudemment que l’Église a précédé les saintes Écritures. L’évangile de saint Jean ne fut donné à l'Eglise d'Éphèse que soixante-trois ans après la mort de Jésus-Christ. Les épttres, les actes des apôtres, les évangiles, ouvrages de Luc et de Marc, qui n'ont pas été disciples de Jésus, furent écrits dans des circonstances particulières qui réduisaient leur importance de beaucoup. C'est en les reconnaissant, c’est en les autorisant, c'est en les expliquant que l’infaillibilité de l’Église nous les rend utiles et sacrés. Ainsi que l’ont pensé tous les grands génies des premiers siècles chrétiens, à l'Église seule, qui a produit et conservé les livres saints, appartient le droit de les expliquer et d’en déterminer le sens. Nul ne peut

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Aire admis à interpréter à son gré une loi qu’il doit subir. Si les libres penseurs avaient pu, dès le commencement, modifier ou retrancher tout ce qui n'était pas à leur convenance dans les saintes Écritures, et si la témérité des hérésiarques avait complètement réussi, additionnez, depuis Simon le Magicien jusqu'à nos jours, toutes leurs erreurs et vous verrez qu’au moment où nous sommes il ne nous resterait pas un seul verset des évangiles.

C’est dans les mêmes sentiments d’obéissance et de foi qu'étaient unis les chrétiens entassés dans les prisons de César. Simon le Magicien et ses disciples se tinrent hors de l'Église où n’était pas le danger. Jésus Christ et ses apôtres reçurent alors ce double hommage que la vérité seule pent mériter. De toutes les races et de tous les pays, do louLes les conditions et de toutes les classes se déchaînèrent à la fois les erreurs et les haines associées pour les proscrire, tandis que les dévouements et la foi, venus aussi de toute part, se réunirent pour les servir jusqu’à la mort.

On avait saisi les chrétiens en masse, et ce fut en masse et par grandes troupes qu’ils furent exécutés. On les attachait en croix, on les livrait par centaines aux lions afTamés. Bientôt on s'aperçut que ces criminels d’une nouvelle espèce ne luttaient pas contre la mort et se laissaient égorger avec une joie mystérieuse, aussi étrangère au courage qu’à l’épouvante. C’était une proie indigne du tigre et du lion. On les couvrit alors de peaux de bêles pour les faire chasser et dévorer par des chiens. Mais ni les animaux du cirque, ni les chiens, ni le gibet ne pouvaient suffire à toutes ces victimes ; et cependant les cachots ôtaient encore pleins. C’est alors que Néron, toujours persuadé qu’il tenait les auteurs de l’incendie, inventa pour eux un châtiment qui serait à la fois l’expiation et le souvenir de leur

crime. On annonça que César donnerait une fête de nuit

dans ses jardins du Vatican, et que les chrétiens ajouteraient beaucoup à l’éclat de cette réjouissance par la nouveauté de leur supplice. Le cirque et les jardins de Néron s’étendaient de la colline du Vatican aux bords du Tibre. Caligula, sa sœur Agrippine, et Néron, fils de celle-ci, avaient successivement possédé, en vertu d’héritages ouverts par l’assassinat, ces champs sinistres, bien dignes d'être le théâtre de la fête. Dans ces jardins, ornés avec le plus grand luxe, s’élevaient des temples, des thermes et des portiques peuplés de statues. Là s’étendait le stade où Néron s’exerçait à conduire des chars attelés de deux et de quatre chevaux. Au milieu de cet hippodrome, Caligula avait érigé un obélisque, et ce témoin séculaire du supplice des chrétiens est encore debout, presque à la même place, devant Saint-Pierre de Rome.

Deux ou trois mille chrétiens, enveloppés de toiles imprégnées de bitume, étaient liés à des poteaux. Ces poteaux, terminés en pointes et fixés sous le menton du patient, avaient été plantés de distance en distance le long des sentiers qui couraient dans le parc, autour des massifs de verdure et des bois sacrés, devant les temples, près des statues, et dans le pourtour de l’hippodrome. A ces mille gibets, autant de victimes étaient attachées, roulées dans leur tunique de soufre, et formaient de longues allées dans les labyrinthes de ces vastes jardins. Au milieu de la foule joyeuse où marchent gravement quelques patriciens impatients de voir la chute de Néron, pas un mot de protestation, pas un mouvement de pitié pour tous ces malheureux qui vont mourir. Qu’un des stoïciens, affamés de justice et de liberté, aille demander à ces hommes dont on ignore le crime, pourquoi ils sont condamné, et chacun d'eux pourra lui faire une de ces rê-

ponses : • J’ai pardonné à mon ennemi; j'ai affranchi lous mes esclaves; j’ai refusé de conspirer contre César; j'ai traité comme frères le barba re et l’étranger; j’ai donné tous me; biens aux pauvres. Voilà pourquoi je meurs. » Mais ces vertus étaient si nouvelles qu’on ne pouvait pas y croire, et la vraisemblance était en faveur des bourreaux. Les chrétiens sont des ennemis publics! Pourquoi? personne ne s’en inquiète et ne s’en informe. Il y a fête de nuit, au Vatican; Néron ouvre au peuple ses splendides jardins. Allons au Vatican, dit la foule, allons voir brûler ces infâmes chrétiens.

César a retrouvé sa popularité; il va gaiement en costume de cocher au milieu de la multitude qui l’adore. Il a donné des jeux au cirque; il conduira des chars dans ses jardins. Néron est innocent de l’incendie deRome, et serait-il coupable, comment ne pas aimer un prince qui prodigue à son peuple des spectacles si beaux?...

Ce fut un spectacle magnifique, en effet. A peine la nuit s’est étendue sur les sept collines, que les nombreux esclaves de César mettent le feu aux grands rouleaux de toile dont les chrétiens sont enveloppés. Tout à coup ces mille flambeaux qui respirent s’allument à la fois et se dessinent en longues allées dans l’obscurité des jardins. Sous l’action du feu qui les enveloppe, les martyrs, liés à leurs poteaux, frémissent et se tordent en criant. Ces grandes torches brûlent et s’élancent vers le ciel comme des fantômes; l’huile de ces lampes est de chair et de sang humain. Des lueurs sinistres éclairent les bois sacrés, les thermes et les statues : ces dieux obscènes et ces nymphes riantes semblent partager la satisfaction de la multitude. La fumée noire qui s’élève de ces candélabres vivants, monte vers le ciel et ?e tord, comme pour exprimer leur; tortures. De chaque torche sort un long cri

Vlli l)K N t. Il O N

de souffrance : ces mille voix mourantes forment la grande plainte d'un peuple de victimes, et la foule émerveillée se réjouit au milieu de cette immense douleur. Des chœurs de musique chantaient sous des berceaux, et faisaient résonner les bords du fleuve et la colline des refrains du Nil, tandis que les courtisanes d'Espagne et de Syrie voltigeaient par troupes et dansaient leurs pas gracieux.

Le plus beau moment de la fête, sans doute, fut le spectacle de César en costume d'Apollon, et traîné par des bacchantes nues, dans un char d'ivoire, sur le sable d'or des allées. Une troupe de nymphes brûlait de l'encens en son honneur et marchait devant lui, d'autres suivaient son char en lui jetant des fleurs. Au milieu des prostitutions dont il était l'objet et des supplices qu’il avait ordonnés, il s’avançait indifférent et peut-être accablé d'ennui.

Un des lettrés délicats ou des philosophes admis dans cette cour, a pu saisir l’occasion pour dire au maître eu lui montrant ses victimes : < Ces malheureux se figurent qu’ils sont immortels et qu'ils vivront éternellement. Ils méprisent les supplices et se livrent volontairement à la mort. Leur premier législateur leur a persuadé qu'ils sont tous frères. . . ils adorent le sophiste crucifié dont ils suivent les lois; ils méprisent également tous les biens et les mettent en commun, sur la foi qu ils ont en ses paroles1. » C'est ainsi que les ennemis des chrétiens parlaient des martyrs, et il était juste de rapprocher la preuve de leurs crimes du récit de leurs tourments.

Fendant que la vallée du Vatican était inondée de lumière et de flammes, au-dessus s'ouvrait l'entrée des grottes dans

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