‹ NéronChapitre 140 sur 205 · I’acsaKiàs. Corinlhie, ch. xxxvii · texte numérisé non relu

I’acsaKiàs. Corinlhie, ch. xxxvii

Myeènes, d'une couronne d’or et d'une robe de pourpre1. A Fisc d’OIympie, il déroba la statue 4’L’lysse dans le groupe représentant les capitaines grecs armés de lances et de boucliers au moment où ils consultent le sort pour désigner celui qui doit répondre au défi d'Hector. Pise n’avait d'autre théâtre que son stade pour les courses.de chevaux. Néron, visitant les bords de l'Alphée, ouvrit néanmoins des concours de musique^et de poésie; dans cette arène célèbre, la simple couronne d’olivier était une sorte de consulat pour les Grecs, qui se trouvaient plus honorés d’une victoire à Olympie que les Romains de leurs triomphes. Néron voulut accomplir quelque chose de prodigieux devant le Jupiter de Phidias. Le stade dont Pausanias nous a laissé la description était orné de statues et de monuments, un grand bois d’oliviers et des temples s’élevaient autour de l’arène. A l’entrée de l’hippodrome, la barrière, où les concurrents se réunissaient avant les courses, formait une grande cour entourée de bâtiments splendides. Là, dans des logos qu'ils tiraient au sort, ils s'installaient avec leurs chars et leurs chevaux pour attendre le jour et l’heure de la lutte. Cette cour était séparée du stade par un portique ayant la forme d'une proue et qui s'avançait dans la lice comme un vaisseau entre dans la mer. Au-dessus de la proue était un dauphin en bronze qui dominait l’arène, et derrière le dauphin, au milieu do la cour qui précédait l’arène, une aigle auxailes étendues brillait sur un autel. Au premier signal donné pour commencer les courses, on faisait jouer des ressorts et tout à coup le dauphin, s’abaissant jusqu’à terre, disparaissait, tandis que l’aigle, s’élevant dans les airs, planait au-dessus des spectateurs. Les chars sortaient alors des loges

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