Josèphe. Histoire des Juifs, liv. XX, ch. vi
‘i. Plutarque. Œuvres morales. Vêlais de la Justice divine.
VIE DE N fil! ON
aux récits de Tacite et de Suétone : « Je présume, dit-il, que le malin Tacite et le faiseur d’anecdotes Suétone goûtaient une grande consolation en décriant leurs maîtres dans un temps où personne ne s’amusait à discuter la vérité*. « Voici comme il s’explique ailleurs : « Toutes les fois que j’ai lu l’abominable histoire do Néron et de sa mère Agrippine, j’ai élé tenté de n’en rien croire1 2 3. » Voltaire se trompe : Les crimes de l’antiquité, effet inévitable de l’énergie dont ces premières générations étaient douées, sont tout ce qu’il y a de plus certain. Mais ces crimes et ces vices n'accusaient pas autant do perversité que parmi nous.
Les païens furent des enfants terribles, pleins de génie et de passion. L’ignorance où ils étaient des lois morales. qui nous gouvernent les a préservés de la honte et du remords, plaies secrètes par où s’écoule toute la force d’un cœur souillé. Au lieu d’altérer les grands caractères, une certaine corruption était le privilège des héros et des dieux. Aujourd’hui, l’homme le plus vulgaire se croirait perdu et l’homme le plus éminent serait compromis, s’ils avaient, par certains côtés, quelque chose de commun avec les personnages de l’antiquité les plus considérables.
Montesquieu dit avec raison que la brièveté des règnes et les divers partis... ont fait que le caractère des empereurs est venu à nous étrangement .défiguré *. Néron, le plus maltraité de tous les “Césars, doit avoir la plus grande part au bénéfice de ce jugement. Diderot prétend qu'il y aurait un beau plaidoyer à faire en faveur de Néron, et Chateaubriand ne