Gatlorum captus spoliis et Canaris auro
Licain. La Phnrsnlt, chant îv, vers 821.
I. De I hulilut. Oral., liv. III, eh. vin. — lit., liv. IX, lit. II.
3. Lei Citan, par le com*e Fraxz de Chaupauny. T. l,r, p. 101, 3' édit.
lis
gnèrent par leur aflVction , leurs regrets et leurs plaintes, qu'ils avaient l'intelligence de la révolution accomplie par César : Pendant que les pontifes refusaient de recevoir au Capitole le corps du dictateur, on les vil pleurer et se lamenler dans le Forum autour de son bûcher et veiller plusieurs nuits de suite auprès de ses cendres. Ces Germains et ces Grecs, ces Africains et ces Juifs comprenaient qu’ils avaient perdu leur protecteur. Le premier de tous les Romains, il n'avait pas sacrifié l'humanité à la patrie, et ces nations poursuivaient de leurs justes regrets le vainqueur assez grand pour faire peser sur Rome et sur les provinces une égale domination.
Nous seuls, Gaulois de Vercingétorix, étionsen droit de maudire la gloire de César et sa cruauté basse envers le héros de notre indépendance. Paul-Émile avait usé de toute son influence pour adoucir le sort de Perséo; Scipion l’Africain avait traité Syphax avec douceur. Vercingétorix ne méritait pas d’élre étranglé dans l’ombre au fond de ce Tullianum que César auraitconnu peut-élre, si on avait puni tous les complices de Catilina.
On se demande pourquoi César, dont l'Ame héroïque inclinait à la générosité, fut cruel celle fois envers un si noble ennemi. Dans une si belle occasion de se montrer clément, pourquoi l'uvons-nous éprouvé si étrangement impitoyable?... C'est au fond de son cœur qu’il faut chercher l’explication du mystère. On pourrait dire que sa clémence était un procédé politique plutôt qu’un sentiment, une vertu d'imitation que lui imposait son désir d’égaler Alexandre, et que la cruauté de Marius était dans son Ame. C'est dans les replis les plus cachés du cœur humain qu'on doit chercher les raisons de celle haiuc qui ne fut pas désarmée par la victoire. Nos aïeux