‹ NéronChapitre 57 sur 205 · REMORDS DE HÉRON · texte numérisé non relu

REMORDS DE HÉRON

Horrible accusation portée contre Néron. — Ses remords, ses frayeurs, il quille B.-ua. — Sénèque écrit au sénat au nom du prince. — Néron rappelle les exilés. — Le peuple est impatient de le revoir. — Le sénat flétrit la mémoire d'Agrippine. — Néron craint l’opinion publique. — Ses amis le ramènent 4 Rome. — Son triomphe. — Tbraséas seul proteste. — Comment juger Néron? — Parallèle entre Titus et lui. — Bonté naturelle de Néron. — Ce qu’elle était. — Comment elle est sortie de son cœur. — Titus et Néron dans des circonstances semblables se sont fait une destinée différente.

Dès qu’un homme est convaincu d’avoir fait tuer son frère et sa mère, de quoi ne peut-on pas l’accuser avec succès?... Les historiens ennemis de Néron ont écrit que la nuit même de l’attentat il était venu à Baules pour voir sa mère morte; qu'il avait découvert le corps d’Agrippine, violé de ses regards la sainteté maternelle, outragé la majesté de la mort. Comptant les blessures, jugeant les formes : < Je ne savais pas, aurait-il dit, que ma mère était si belle; qu'on me donne à boire. » Tacite ne se prononce pas, d’autres historiens nient le fait; il faut les croire.

Ce qui est absolument certain et garanti par tous les témoignages, c'est qu’aprôs la mort d'Agrippine, le [euple, qui

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