Tacite. Ann., liv. XIV, eh. xvi
3. Colla Cythcriacæ splendent agitata columba-. Qtietl. nnt., liv. I, ch. v.
4. Vossius a pris dans la première satire de Perse quelques lambeaux de vers détachés des poésies de Néron, et qui ne lui semblent pas mériter le mépris du jeune stoïcien.
- Vossics. D* Origine et Progrtuu Idohlriœ, liv. 11, ch. lu.
Perso lui reproche son goût pour le gigantesque et l'emploi des grands mots. Toutcs-les fois, néanmoins, que Néron lut des vers de sa composition, soit chez lui, soit au théâtre, la joie publique en fut si vivo qu’on décréta des remerciements aux dieux, et que ces vers, gravés en lettres d’or, furent dédiés à Jupiter Capitolin*.
Quoiqu’on puisse reprocher à Néron d’avoir aimé l'enflure et de viser au gigantesque, le succès qu’eut auprès de lui Labéon, avec son Iliade travestie , prouve qu’il n’était pas exclusif et qu'une grande liberté d'esprit régnait autour de lui a. Parmi les jeunes poètes admis dans sa familiarité pour prendre part à ses travaux littéraires, il en est qu’on peut nommer a vec certitude, il en est d'autres qu'on ne peut citer qu’avec une extrême réserve.
Perse composa un poëme sur l’expédition de Corbulon contre les Parthes, et s’il faut en croire scs traducteurs, il fil remonter jusqu’au prince l’honneur de ces victoires. Peut-être est-il permis de supposer qu’on l'avait assez bien accueilli au Palatin pour qu'il se plût à célébrer les gloires de l’empire et le mérite de l’empereur. Juvénal lui-même, qui composa sa première satire contre Pâris et contre le poète aimé de Néron *, les avait sans doute vus de près l'un et l’autre quand il flétrit leurs intrigues et leur influence usurpée. Martial enfin, qSi vint à Rome pendant le rogne de Néron, a dû profiter de la facilité qu’avaient les jeunes poètes d’arriver à César, leur protecteur ; et s’il l'a ménagé, comme M. Nisard * l’observe judi-
t. Scétose. Vit dt Néron, ch. x.
1 Perse, satire i, vers 4.
S. SrÉToXE. Vit de Juvénal. Quel est ce poé c aimé de Néron? Est-ce t-DCiin, Labéon on Pétrone?... Ils étaient nombreux.