‹ NéronChapitre 92 sur 205 · Deprensum in puero. Martial. Liv. XI, épig · texte numérisé non relu

Deprensum in puero. Martial. Liv. XI, épig

petit royaume que sa chère Marcella lui a donné à son retour après trente-cinq ans d'absence.

Munera sont dominai post se pli ma lustra reverso : lias Marcella domos parva que régna dédit.

Quel doux et poétique dénouement d’une vie misérable et dégradée ! Il y a deux femmes dans la même personne, et Martial fut bien heureux de retrouver pure et dévouée l'épouse dont il voulait faire une courtisane après l’avoir dédaignée *.

Pline l’Ancien, si matérialiste et si honnête homme, nous donne aussi des renseignements précieux pour l'histoire des premiers siècles chrétiens : Voici ce qu’il nous dit des Esséniens, précurseurs du christianisme, convertis d’avance à la foi nouvelle, et qui furent les fondateurs des ordres monastiques dans les solitudes de la Judée.

« A l’Occident du lac Asphaltique, dit-il, mais loin du ri- » vage, sont les Esséniens, nation seule, admirable pafmi tous

• les peuples du monde; sans femme, sans amours, sans ar-

* genl, compagne des palmiers, elle se renouvelle tous les

* jours, grâce aux étrangers, et le nombre est considérable » des hommes fatigués de la vie que le flot de la fortune » pousse à adopter ces mœurs. Ainsi, chose incroyable, cette » nation où depuis des siècles il ne naît personne, est cepen-

• dant éternelle, tant est fécond pour son avenir le repentir » qu'ont les autres de leur vie passée1 2. »

Est-il possible d’admettre, après ces témoignages, que les philosophes et les grammairiens contemporains de Paul n’ont pas connu très-positivement les chrétiens qui se montraient à

1. Rapprochez l'épigramme i04 du tir. XI de l'épigramme 3t du liv. XII.

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