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là les descendants de ses vainqueurs, rire des larzis d'un labms ou des grandes 'pesnu le" Mamercus se donnent (1). La vertu de Thraséajoue un ro e dans es eux iuvénaux : la noblesse d'une Élia CaluUa vient , à quatre-vingts ans danser si" le 'hTâr^ , la bonne renommée d'un chevalier romam est a eheva Îur un ianl (2). Les pantomimes, jusque-là adorés des sénateurs et cl^Ué oar"esélat ri des évérités officielles et des admirations privées expuls par le senai, onjeis, .evcnant touioiirs , se vengent du dédain de la
périodiquement de 1 Italie et, y levtnaiii luuju , " Pamide Né-
viPiiiP Rnme en lui tendant la main pour monter sur les tréteaux, 1 ami ae ne rÔn l'hisTr on Pâ i que plus tard il fera mourir par jalousie d'artiste, aujourdZ'i à&nZ gag-er ses éperons de citoyen , se fait donner par son prince
'TiitlKat:: ï;"cc=f Si-stocratie,qui d'elle-même serait montée
voS:su:,e théâtre, garde rancune à Néron de '^^-ir Mit ^^^^^^^^^^
force. Néron voit s'élever son ^^^^:;^^^'^J;:,^^^ retrcmné le vieil esitrit romain. 11 se fait une alliance enire ta i-" v .atrilt entre la vieille Rome et la Orùce nouvelle, alliance défensive contre : pri m éi^l. Le sénat , qui garde depuis •'avènement de Néron qu^^^^^^^^^^^^
berté de délibération, laisse cette opposition se ''•='•- ^ '? ^""f °"'" ^i^/.f à" à un de ces hommes dont il semblerait que l'espèce n'eût I«;"vvre à la bataille de Philippes , conserve chez lui l'image du meurtrier de César , son
t at Lt" scription : . .. notre chef (4,. » D'un -^re côt ; au m.u^^^^ des voluptés de Rome, des hommes, des femmes se "'^«"•'Jf»'.''^*"'^^^^^^ dinspour entendre le cynique Démétrius, cet ''»"»« îf;^'^";.*^^^^^^^^^^ Néron : . TU me menaces de la mort, la nature te rend '»•";"««; •^^^^j^^';' plein gymnase, en face du sénat, des chevaliers et de ^-^^^ ' ~^ ^"^^^ ^
es bains , le luxe , toutes les délicatesses de la vie ro>"a.."=. Et '«nd.s que ton e
la domesticité militaire du palais , les . «"'""^^ ^"\''.^^„^^.t Se jeunesse musculeuse du l'r^oire, . s'insurge contre la pu o^^^^^^^^^^ ^
manteau du stoique , « vend pour cent as cent de ««' ^^f;";' f/f/^ ^^J^^
stoïcisme, qui est politique de sa nature «' P°"''«^ '^.f^^Sejm Us^eVe^r^^^^^ ,,uoi que puisse faire le prudent Sénêque pour l'en écarter , le stoïcisme
'"c"'pTrtirdéià son chef et son futur empereur. Un homme allié à la maison des César d'un extérieur sévère, d'une chaste simplicité dans sa maison , en- Ïomé deïilosophes , vivant dansia retraite et d'autant plus remarqué Rubdu Plaulus, est dé à signalé à Néron comme un homme (écoutez b.^^^^^^^ parole) . qui ne feint pas même le goût de l'oisiveté ; . tant il fallait qu on fût
Mj Qui sedet
Planipedes audit Fabios , ridere potest qui vi ^«q ^
Mamercorum alapas. (Juvkna., VI, 189.)
(2)Notissimnsequesromanuselephantolnsedlt. (Suét.,12.)
Is) V. Tacite , Inal., XIV, 14 , 15 , 20 , XV. 32. - Suét.. In Ner.. 11, 12.^Senèq.,
ep. 100.
(4) Vuci partium,
'5) Et ccntum Grœco» nudo centùssc llcetur. (Pcnc.)
LES CÉSAllS.
iniilile, si Ton ne voulait passer pour dangereux. Ses amis se croient déjà si forts , qull suffit d'une comète et d'un éclair (signes de révolution , disait le peuple) pour faire parler tout haut de son règne et pour le perdre. Pourtant il ne mourut pas sur l'heure. On Tavertit de se soustraire à la calomnie , de se sacrifier au repos public ; on lui rappela qu'il avait en Asie de beaux biens où il pourrait vivre tranquille sans craindre amis ni délateurs; on l'éloigna doucement sans oser même l'exiler, tant on était loin encore de la tyrannie emportée des premiers empereurs, tant la clémence était encore populaire.
Mais quand la mort de Burrhus , hâtée par Néron , le fit enfin sortir de page ; quand l'homme selon son cœur, Tigellin , fut devenu préfet du prétoire; quand Sénèque, au milieu des embrassements de son maître qui lui demandait de ne pas se retirer, n'en comprenant que mieux la nécessité de le faire, s'éloigna de Rome pour aller mûrir sa philosophie dans une austère solitude d'où sont sortis ses ouvrages les plus graves, ses lettres à Lucilius surtout; enfin quand Néron fut libre de tous ces obstacles, le génie impérial se montra dans toute sa nudité. Deux exilés faisaient peur à Néron : à Marseille , un Sylla , nom bien déchu pourtant; en Asie, Plautus , grave et calme au milieu des philosophes ; l'un redouté comme indolent et pauvre , l'autre comme riche et comme penseur. Des assassins partirent de Rome, au bout de six jours furent à Marseille au souper de Sylla et le tuèrent. La mort de Plautus fut plus remarquable. Il était populaire en Asie , soutenu à Rome par le parti stoïque qui l'avait fait prévenir, appuyé par la sympathie du général victorieux Corbulon. Cependant Néron n'envoya contre lui qu'un centurion et soixante hommes. Aussi y eut-il une velléité de résistance. « Il fallait repousser cette poignée d'hommes! Avant que César fût averti , et que de nouveaux ordres fussent donnés, que d'événements pouvaient naître! « Chose étrange et nouvelle! une guerre contre César fut sur le point d'éclater ; le parti stoïque allait combattre. Mais celte idée de guerroyer contre César étourdissait les esprits , et , de l'avis de ses philosophes, Plautus, homme énergique et brave , se laissa tuer paisiblement par ce détachement qu'un eunuque commandait. — On porta les deux tètes à César; il se railla de la calvitie précoce de Sylla et du iong nez de Plautus. Il écrivit au sénat , ne s'avouant pas l'auteur de leur mort , mais outrageant leur mémoire , ce qui en disait assez. Tout cela se passait (car les voluptés de Néron , dit Tacite, ne lui faisaient pas perdre un crime) pendant qu'il allait faire admirer sa belle voix à Naples , pendant qu'à Rome il soupait magnifiquement au coin de toutes les places, et « se servait de toute la ville comme de sa maison ; » pendant que Poppée accouchait à Antium , lieu de naissance favori des Césars, que le sénat votait des sacrifices poî^r son ventre, courait tout entier à Antium pour la féliciter, et , au bout de quatre mois, la petite fille étant morte, faisait celle-ci déesse , lui donnait un temple et un prêtre ; tout cela se passait enfin au milieu de magnificences tellement grandioses et tellement romaines , que Tacite lui-même demande la permission de n'en parler qu'une fois.
Pendant ces magnificences , l'incendie de Rome éclata. Suétone et Dion accusent Néron d'en être l'auteur; Tacite , plus sévère , est pourtant plus réservé à cet égard. Je ne me mêle pas de décider cette question de dix-huit-siècles;
LES CÉSARS
mais l'esprit artiste, le dilettantisme en fait de spectacle , Tamour de la poésie en action , allaient assez loin chez Néron pour que, Rome une fois en feu , il prît son parti de la voir brûler. Quand le troisième jour de l'incendie il arriva d'Antium , et vit la flamme maîtresse de la ville se promener dans les rues tortueuses de Rome, onduler sur les collines, faire écrouler dans le Tibre les étages irrégulièrement amoncelés de ces immenses maisons ; quand il entendit cette confusion de clameurs, ces luttes inutiles, ces fuites , ces cris des brigands , ces menaces des incendiaires qui disaient tout haut : « Ne nous arrêtez pas, nous avons des ordres ! » quand il vit cette masse de peuple , traînant ses blessés et ses morts , se réfugier au milieu du champ d'Agrippa entre les monuments et les tombes , et chercher un abri partout où il n'y avait pas un toit; enfin lorsqu'il vit la place devenir libre pour son palais , et sa demeure , jusque-là misérablement confinée sur deux collines , détruite grâce aux dieux; qu'alors il pensa que cette Rome vieille, ignoble, grossièrement rebâtie après l'incendie de Brennus, allait faire place à une Rome néronienne, toute magnifique de symétrie et de grandeur, et que , dans cet écroulement de quelques saintes masures pleurées des vieillards, mais dont il ne se souciait guère , il avait entendu le dernier craquement d'une ville surannée et d'un palais indigne de lui , son génie d'architecte , de peintre et de pot*te put bien faire taire tout ce qu'il y avait d'humanité au cœur de Néron. Qu'il ait songé même, comme on dirait aujourd'hui , à faire de Rome une monumentale destruction , pour lui préparer une résurrection monumentale ; qu'au bout de six jours , le feu n'ayant pas achevé son ouvrage, il l'ait fait rallumer par son ami Tigellin pour durer trois jours encore, qu'il ait fait battre à coups de balistes et de catapultes les vieilles murailles qui restaient debout et dont il convoitait l'emplacement pour son palais; qu'au milieu de ces pensées , du haut de la tour de Mécène, en habit de tragédien, il ait chanté la destruction de Troie ; que, dans son enthousiasme, il se soit écrié que la flamme était belle , en cela non plus je ne vois rien d'inhumain pour un César.
Sur quatorze régions de Rome , trois sont rasées au niveau du sol, sept n'offrent plus que des vestiges d'édifices. Aux yeux de ceux qui, en politique comme en architecture , ont le suprême amour de la ligne droite , rien n'est plus heureux pour un État que d'être bouleversé , et pour une ville que de brûler. L'un et l'autre vont renaître à la règle et au compas. Rome se relève donc, comme par magie , toute belle et toute régulière , avec des rues spacieuses, la hauteur des constructions mesurée, des portiques et des terrasses sur toutes les façades. L'ignorante architecture des Tarquins ne choquera plus par un grossier contraste la classique architecture grecque des empereurs : plus de ces rues tortueuses et sombres du moyen âge de Rome, de ces étages surplombants, de ces insulœ indécemment pittoresques. Les vieillards pourront bien murmurer que Rome, ainsi ouverte aux ardeurs du soleil, sera moins saine; les peintres s'il y avait eu des peintres alors , eussent bien réclamé en faveur des effets de lumière, des contours hardis, des formes originales, que la vieille ville présentait. Mais l'architecture officielle est toujours la même : elle qui, plus tard , jettera à bas les balcons des villes moresques et fera une rue large à Venise , répondait alors par les ineffables beautés de l'angle droit, et Néron , ravi de-