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VIE DE NÉRON l».">
tendus au cirque entre l’arène cl les spcclaleurs. Il fil confectionner en celle précieuse subslance loul le malériel d’un seul jour, y compris les armes el les bières pour les morls
Les combats de l’amphithéâtre, les courses do l'hippo-^ drome, les chasses dans le cirque se multiplièrent ainsi que les distributions de vivres et de blé, sans oublier les loteries qui donnaient à tous les joies de Tespérance et la richesse à quelques-uns. On est souvent forcé de revenir sur un pareil sujet en racontant la vie de cet empereur où les plaisirs du peuple, la paix du monde et les largesses faites à la multitude occupent la plus grande place. Malgré l’épuisement des finances, Néron conçut alors des entreprises gigantesques auprès desejuelles s’effacent les travaux de scs successeurs. Il voulut réunir dans une môme enceinte le pofl el la ville d’Ostie avec les sept collines et les faubourgs de Home, qui s’étendaient jusqu’au pont Milvius. Un commença le tracé d’un canal assez large pour porter des vaisseaux du lac d’Averne au Tibre dans un trajet de cinquante lieues. Un autre canal creusé parallèlement au Tibre devait conduire l’eau de la mer, d'Ostie aux pieds du Capitole. Dans toutes les provinces de l’empire les criminels furent requis pour exécuter ces travaux, ce qui était plus humain que de les exposer aux bétes.
Néron fut obligé de faire attendre leur solde aux prétoriens, ses vrais appuis, pour suffire aux premières dépenses qu’exigeait ses entreprises. Les historiens s’en étonnent el ils taxent Néron de folie. Toutefois on découvre aisément, après un moment do réflexion, ce qu’avaient de juste et de forcé ces travaux extraordinaires. On y voit l’effoiT d’un prince qui veut reconquérir sa popularité, faire oublier les calomnies dont il