I. Pline, llist. naC, tir. XXXVll, ch. xi, parag
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VIE DE NÉRON
csl l'objet, délr.iiro la tri:^tcssc qui séjournait dans les cœurs en absorbant l’attention publique par des prodiges, et jeter les imaginations dans des ravisseracnls tels que l’esprit public, ne se souvenant plus du fatal incendie, se reposât entièrement sur ces dernières impressions.
On regrette que Tacite et Suétone au lieu de se renfermer, celui-ci dans les faits et celui-là dans sa politique aristocratique et stoïcienne, ne nous aient pas signalé les modifications profondes que la population romaine subit alors inévitablement. L’aflluence des étrangers qui arrivaient de tous pays, après avoir acquis le droit de cité, les affranchi-ssements nombreux provoqués par le christianisme, durent augmenter dans une proportion énorme la multitude dont César avait à se préoccuper. Certainement il h’était pas facile à Néron de se dégager bru.squcment de tous les malheureux qu’il eut à nourrir, à vêtir et à loger le lendemain del'incendie. Gomment licencierdu soir au matin cette armée formidable de la misère? Là peut-être est l’explication des travaux qu’il dut entreprendre. Il serait juste d’ajouter que les naufrages, très-fréquents à la hauteur du cap de Misène, autorisaient Néron à creuser un canal dans les Marais Pontins, pour que les flottes chargées de grains n’eussent pas à franchir ce mauvais pas. Il préservait ainsi, par des arrivages réglés et certains, la vie du peuple romain des hasards de la mer, et l’autorité de César des colères de la multitude.
Tout ce que les beaux-esprits du temps ont vu dans les entreprises de Néron, c’est qu’après lui personne n’osa les poursuivre, c’est que les travaux exécutés dans les Marais pontins gâtèrent les vignes qui produisaient le Cécube ', et que la