I. Pr.rvE. Hitl. ml., liv. XX, -ch. i.vii
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contre Néron. Pendant qu’il préparait la province à ,se soulever, voulant se justifier de toute ambition, il lit, avant de se déclarer, offrir secrètement l’empire à Galba.
Sulpicius Galba, homme de mérite et de mœurs simples, avait la réputation d’un administrateur intègre et d’un bon capitaine ; mais sa haute nuissance et ses grandes richesses, qui lui donnaient beaucoup d’autorité, n’ajoutaient rien au luxe ni au train de sa maison. Esclaves et clients vivaient près de lui comme aux beaux jours de la république; sous l’autorité de ce maître, les anciens usages s’étaient conservés. Soir et matin la famille entière, esclaves, affranchis, parents et serviteurs venaient saluer le patron, lui baiser la main et recevoir ses ordres.
L’empereur Tibère, qui estimait Galba, eut soin de l'utiliser et d’houorer scs services. Il le nomma consul. On prétend même que, l’ayant fait venir i Caprée, il lui annonça sa grandeur future : • Et toi aussi. Galba, dit-il en fixant sur lui ses grands yeux de hibou qui voyaient dans les ténèbres, toi aussi tu goûteras à l’empire » Il était encore enfant qu’Augnste lui fit la même prédiction en lui caressant la joue*.
Ces prédictions étaient un grand danger pour Galba, surtout pendant le règne de Claude, quand Agrippine, qui avait voulu l’épouser, était toute-puissante ; et plus tard, sous Néron, quand l’odieux Tigellin possédait la confiance du prince et toute .son autorité. Galba sut échapper à ces périls, soit en vivant modestement dans la retraite, soit en acceptant les emplois qu’on voulut bien lui confier, surtout en refusant l’empire que ses soldats lui offrirent après la mort de Caligula. Claude lui sut
1. Si’K.TONR. Tibère, rh. ltviii. Et lu Galb», quaiuloque üegusiabis inip?riuin. Tacitk. Ann., Hv. VI, ch. xx.