‹ Néron, sa vie et son époqueChapitre 163 sur 215 · Slktosk, Vie tte AV-foii, ch. x · texte numérisé non relu

Slktosk, Vie tte AV-foii, ch. x

VI R DR NfiltON

par les pleurs et par les lamenlalions de l’eunuque, vint arracher à ses regrets la malheureuse créature. 11 l’entraîna dans sa maison, et quelques jours après il l’épousa

Au-dessus des cendres dé Néron, qui reposaient dans le porphyre, s’élevait un autel en marbre de Luna. La balustrade qui régnait autour était en marbre de Tbasos. Ces honneurs funèbres, rendus à un prince qui venait de succomber sous le poids de l’exécration publique, ont quelque chose d’inexplicable, comparés à la sépulture mesquine et furtive de Caligula. Le tombeau de Néron était à peine fermé que les Romains vinrent dépçscr des fleurs et des offrandes sur son autel. Le marbre qui couvrait ses cendres disparaissait sous les couronnes. Le peuple relevait partout ses statues, et le bruit se répandit que les Romains, abusés par scs funérailles, verraient bientôt reparaître ce prince adoré.

La mort du dernier des Césars laissa dans Rome et dans l’univers un vide immense, et les provinces parurent s’ébranler comme les membres d'un grand corps prêt à se dissoudre. A Rome, la plèbe soulevée se rue sur la place publique; on lui permet d'écraser le gladiateur Spiculus sous les statues de Néron ; un chariot chargé de pierres passe sur le corps d’.\ponius et brise tous ses membres. Les crimes du dernier règne sont dépassés. Les plus indignes prétendent à l’empire. Dans la basse Germanie, c’est Fontéius Capilo que ses lieutenants égorgent après l’avoir acclamé. En Afrique, c’est Clodius Macer qu’un intendant de Galba fait mourir. A , Rome, c’est Nymphidius, suborneur des prétoriens et protecteur du sénat.

L’ambition de ce scélérat parais.sait si impudente quand

Page 1