OtoH Cassics liv. XUV, cli. vu
2. Nihil ("MO rempublic.nm app<llationeni moto sine corporc ac speoie. Syllain nesvtre liueras, ijui üiclalurAiii di‘po;ueri(. St érosE. ria <te César, ch. Lxxvii.
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les apparences d'une modération qui ne lui faisait courir aucun danger.
11 est vrai de dire que César était clément et magnanime. Oubliant les injures, épargnant les vaincus, il comlilait de ses bienfaits amis et ennemis. Il semblait que dans sa pensée la haine fi'it une distinction : son orgueil se refusait à honorer en les proscrivant scs adversaires les plus redoutables, et comme il n’estimait aucun de ses ennemis assez pour le craindre, il leur infligeait à tous la clémence de son dédain. Toutefois les Romains, habitués par la vie publique à bien juger les hommes éminents qu’ils voyaient agir sous leurs yeux, furent pluseffrayésde scs vices que rassurés par ses vertus. Ils trouvèrent dans la cruauté de Sylla moins d’égo'israc que dans la générosité de César. Si le premier était implacable pour sa cause, le second était magnanime à son profit, et après avoir pardonné à Syll.i l’exercice d’une magistrature respectable jusque dans ses rigueurs, ils punirent César (Pune tyrannie odieuse jusque dans scs bienfaits.
Quand des citoyens comme Cicéron, Lucullus, Caton, Marcellus, Scipion, Varron, Labiénus le Parménion du nouvel Alexandre, Pompée et tant d’autres honoraient Home et l'humanité, Cfsar n’avait pas le droit de désespérer de la Ré[>ublique. Son (irojet de dominer le monde, qui fut dès le commencement la pensée de toute sa vie, est mal justifié par la corruption romaine, qu’il exagéra plus que personne pour en profiter. Il fut le souteneur des Paulus, des Clodius et des Curions qui précipitèrent la démocratie romaine dans les derniers excès. Paulus eut de lui en sesterces une .somme évaluée à cinq millions de francs; Curion reçut douze millions à peu près pour payer ses dettes. Ce Curion avait d’abord fait admirer son respect jiour les lois avant que d’étre corrompu