‹ Néron, sa vie et son époqueChapitre 48 sur 215 · Dik'I (;.\sniijs, liv. LXI, ch. vu · texte numérisé non relu

Dik'I (;.\sniijs, liv. LXI, ch. vu

170 VIE DE NÉRON

élus, rcnirèrent dans fe libre exercice' de leurs fondions. Àux désordres dil lliôâire, aux mouvements du forum, aux rivalités des magistrats on pouvait si croire en République. Le ' préteur Vibullius fait traîner en prison' quelques séditieux; Anlistius, tribun du peuple, les met en liberté; vive contestation entre ces deux magistrats. L'affaire est portée devant le sénat, il se prononce contre le tribun, et le consul Pison rend plusieurs ordonnances pour restreindre le pouvoir des trfliuns et des édiles. A quel propos cependant cette agitation et ces luttes?... Les plébéiens veulent-ils être admis aux grandes magistratures delà République? Non : il é'aitquostion de savoir quel pantomime parmi ceux qui étaient en vogue méritait le (dus la faveur populaire et les récompense? des magistrats.

11 n’y avait plus qu’une liberté à [irotégcr dans Rome, celle des plaisirs. La jeunesse et la bonté de Néron transforment la dictature impériale en autorité (laternelle. Sa politique est de maintenir la paix. Sa seule préoccupation est de réjouir et de nourrir son peuple. L’intendant de ses biens en Afrique, voulant faire sa cour et lui donner l'assurance d’une abondante récolte, lui envoya trois cent soixante liges de blé (|ui provenaient d’un seul grain ‘.Tel était le bonheur du monde, qu'un de ces astres chevelus qui annoncent les calamités publiques, ayant brillé dans le ciel pendant une si grande félicité, Sénèque dit que cette apparition avait réhabilité les comètes *.

Une affaire d’importance fut alors soumise au sénat. Les patrons se plaignaient de l’ingratitude des affranchis ; On se souvenait d’avoir vu Calliste, ministre de Claude, laisser se morfondre à sa porte le patron devenu son client Les

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