‹ Néron, sa vie et son époqueChapitre 64 sur 215 · Nox ubi jam media est, somnoi)Ufl sileniia præbcl · texte numérisé non relu

Nox ubi jam media est, somnoi)Ufl sileniia præbcl

El canis, cl varix conticuistis aves.

Ovide. Ln Fatte$, Ut. V. vers. 429 el tuiv.

îU VIE DE NKRON

noires qu’il avait dans sa bouche. La croyance était que l’ombre familière le suivait sans être aperçue et ramassait les fèves pendant qu’il prononçait par neuf fois des paroles consacrées. Il plongeait une dernière fois ses mains dans l’eau, frappait sur un tympan d’airain pour épouvanter le fantôme, et le conjurait de quitter son toit. 11 se tournait alors, et celui qui ne voyait rien devant lui pensait avoir conjuré lc§ apparitions. Mais Néron, s’il osa regarder derrière lui quand toutes ses pratiques furent achevées, vit sans doute ajtparallrô l’ombre menaçante d'.\grippine, agrandie et consacrée par la mort.

Ce fut après avoir inutilement employé les moyens conseillés par les curions que Néron descendit dans les arcanes de la magie, pour se soustraire aux obsessions qui troublaient scs nuits. Efforts inutiles : des frayeurs et des remords incessants furent le supplice de toute sa vie. Nous le verrons, au dernier jour de son règne, redemander le bracelet que sa mère lui avait donné comme un talisman. Ce souvenir ineffaçable et ces regrets prouventqucsa bonté native ne fut jamais entièrement élouffée et qu’elle resta toujours opprimée, captive, mais gémissante au fond de son cœur.

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